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BUS INFO 4 (nov. 2015)

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

EDITO : TAFTA ou climat, il faut choisir !

En décembre prochain, les gouvernements du monde entier se réunissent à Paris pour les négociations “climat” des Nations unies, dans le cadre de la COP21. Éviter les dangers du changement climatique exige que nous laissions au moins 80% des énergies fossiles dans le sol. Cela signifie une transition de nos économies, du type d’énergie que nous produisons et de la façon dont nous la consommons. Mais un accord de libre-échange menace de nous conduire dans la direction exactement contraire, et d’organiser la main-mise des multinationales sur notre capacité à orchestrer la transition énergétique nécessaire pour répondre à la crise climatique.
TAFTA ou TTIP, le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, actuellement en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis, donne aux entreprises des droits exceptionnels et inédits qui pourraient tuer dans l’oeuf toute perspective de solution climatique – et nous enfermer dans le scénario actuel. Les lois qui pourraient faciliter une transition énergétique juste et équitable, par exemple, sur les flux financiers, l’efficacité énergétique ou les normes environnementales, pourraient être vues comme des violations des traités commerciaux.
De telles lois favorables au climat pourraient être rejetées ou ne jamais voir le jour si l’UE et les USA signent le TAFTA.
Le règlement des différends Investisseur-État (ISDS) est une disposition du TAFTA qui donnera aux grandes entreprises le droit de poursuivre les gouvernements si elles estiment que leurs profits sont affectés par de nouvelles lois. L’ISDS pourrait non seulement annuler des lois favorisant actuellement la justice climatique, mais également agir en arme de dissuasion, qui ferait renoncer les gouvernements à des lois environnementales afin d’échapper aux risques de poursuites.
Ces menaces ne sont pas théoriques. L’ISDS est déjà utilisé par les entreprises dans le cadre d’accords existants. Pour prendre quelques exemples liés à l’énergie :

  • La compagnie suédoise Vattenfall a utilisé l’ISDS pour demander 4,7 milliards de compensation au gouvernement allemand suite à sa décision de renoncer à l’énergie nucléaire.
  • Le gouvernement égyptien a levé son interdiction d’importer du charbon après qu’une compagnie cimentière étrangère opérant dans le pays ait menacé de le conduire au tribunal.

Nous vous invitons à venir vous informer et débattre au Forum « TAFTA contre CLIMAT – dangers et alternatives » le samedi 14 novembre 13h30 – 20h – à l’Espace Jacques Tati (7 avenue Foch, Orsay)
Des tables-rondes sur l’impact des accords de libre-échange sur les énergies fossiles et le climat, les déplacements de populations, la question agricole, les droits de l’homme… seront animées par de nombreux conférenciers et acteurs de terrain : Maxime Combes (ATTAC), David Ammar (Collectif 91 NON aux gaz et huile de schiste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne FDG), Jan Robert Suesser (LDH), Amélie Canonne (AITEC), José Morales (Délégué du Conseil paysan Kabawil), Claude Girod (Confédération Paysanne), Michel Dubromel (France Nature Environnement).
Une restauration sur place est proposée à partir de 19h. contact : stoptafta-caps@ouvaton.org
Le Forum sera suivi d’une projection-débat à 20h30 au cinéma Jacques Tati, « This changes everything » de Naomi Klein et Avi Lewis, suivi d’un débat animé par Gilles Lemaire (ATTAC).

Paris Saclay : l’Enquête publique CDT 2 !

Il y a un an, une enquête publique concernant le Contrat de Développement
Territorial Paris Saclay Territoire Sud était ouverte. Nous dénoncions alors un
document obsolète décrivant des projets déjà engagés, dont la pertinence était
discutable et le financement imprécis. Près de 700 citoyens et associations s’étaient
exprimés, puis la commission d’enquête a rendu son verdict en avril 2015 : « avis
défavorable », l’une des recommandations étant de « renforcer substantiellement
la concertation ». Dans un premier temps, cet avis a fait naître l’espoir d’une
concertation démocratique, mais que nenni !
Un dossier actualisé à la marge, sans concertation préalable des citoyens.
Au lieu d’organiser un débat public, on nous soumet un nouveau CDT marginalement
modifié, sans concertation préalable des citoyens et faisant encore apparaître
de nombreuses incohérences. Il constitue toujours un catalogue de projets
sans vision globale de leurs impacts sur notre qualité de vie. Il ne garantit en rien
que les territoires agricoles traversés par la ligne de métro prévue ne deviennent
finalement des réserves foncières destinées à de futurs aménagements.
Impact environnemental et liaisons nord-sud négligés.
L’évaluation environnementale associée au dossier du CDT n’étudie pas globalement
l’impact des aménagements prévus sur le plateau. Les conséquences du
déménagement d’entreprises, d’écoles et de laboratoires, ne sont pas développées,
tant au niveau de leur implantation initiale que de leur nouvelle. Les déplacements
quotidiens générés par ces aménagements ne sont toujours pas évalués, la ligne 18
en service en 2024 étant présentée comme la solution à toutes les difficultés potentielles,
alors que d’autres solutions moins coûteuses et plus efficaces existent.
Comment faire entendre notre voix ?
Nous avons vraiment le sentiment que l’on nous ressert le même plat et qu’en
relançant une nouvelle enquête publique, c’est vers un avenir écrit d’avance et inaliénable
que le Comité de pilotage (villes, CAPS, État) nous conduit. Nous sommes
convaincus que la préservation d’espaces naturels et agricoles au sein de la région
Ile de France est une nécessité vitale pour l’avenir ; ces milliards dépensés sans
réelle création d’activités ne servent qu’à dégrader l’environnement des Franciliens
au lieu d’accroître leur bien-être et leur qualité de vie. Certes il est incontournable
de participer à cette nième enquête publique pour nous exprimer, mais il est aussi
urgent de réfléchir à d’autres moyens d’actions. Il faudra de plus demander aux
candidats aux prochaines élections régionales de prendre clairement position au
sujet de l’avenir du Plateau de Saclay.
Les documents officiels relatif à la prochaine enquête publique sont disponibles ici :
http://www.caps.fr/amenager/les-grands-projets/contrat-developpement-territorial/
Enquête Publique CDT du 2 au 28 novembre 2015,
registre disponible en mairie de Bures-sur-Yvette

À cocher sur vos agendas : mardi 15 décembre 2015 !
C’est la date de la prochaine assemblée citoyenne de BUS !
«Loi sur le renseignement : plus de sécurité ou moins de liberté ?»

Petit conte, l’air de rien

Bures, en 20xx
Forte de son expérience dans le domaine de l’eau, la Compagnie Panama-Leauniaise des Airs a appris depuis longtemps à nous vendre de l’air. C’est grâce à cette expertise qu’elle a convaincu nos gouvernants qu’il fallait protéger les populations contre la pollution de l’air ambiant en les faisant vivre sous cloche. C’est la Leauniaise qui a décroché, il y a déjà des lustres, l’énorme marché de l’installation et de la gestion des cloches de survie, reliées entre elles par les tubes du RER (réseau express de récupération). Depuis, c’est elle qui gère les infiltrations d’AP (air pur) à l’intérieur des cloches, elle aussi qui recycle l’AU (air usé) que nous produisons. Et nous sommes maintenant habitués à porter sur le dos nos appareils de récupération d’AU et nos compteurs individuels pour la facturation. Oh, certes, notre espérance de vie heureuse a bien diminué depuis les temps anciens où chacun respirait à sa guise. Mais nous survivons… Encore faut-il être vigilants ! Car voilà que de dangereux utopistes nous disent qu’il est possible de vivre à l’extérieur des cloches de la Leauniaise, que l’air y est libre et gratuit, que des populations entières décident de la meilleure manière d’utiliser leur air pur : ils ont même donné un nom à ce régime, qu’ils appellent Régie publique de l’air.
Et si cela était vrai ? S’il suffisait de faire un trou dans notre cloche protectrice pour tâter de cette liberté ?
Leauniaise et vous chers actionnaires, nous vous en prions : aidez nous à résister à la tentation !

Rejoignez la Marche pour le Climat à Paris Dimanche 29 novembre

À moins de trois semaines du coup d’envoi, le 30 novembre, de la COP21, le chemin à parcourir reste considérable : l’analyse par les Nations Unies des engagements de 146 états membres (publiée le 30 octobre) montre que les émissions globales de gaz à effet de serre seront de 15 % supérieures en 2030 par rapport à 2010, alors que le GIEC invite à les réduire de 40 à 70 % d’ici à 2050 ! Nous aurons consommé en moins de 15 ans 75 % du budget carbone disponible.
Si la COP21 devait donc valider ces engagements, sans négociations pour les revoir à la hausse immédiatement, le réchauffement climatique serait très largement supérieur à l’objectif maximum de 2° C d’ici à la fin du siècle.
Dans le monde entier, montrons à nos gouvernements que la société civile est mobilisée pour que des mesures justes et efficaces soient prises face au dérèglement climatique.
Dimanche 29 novembre, à la veille de l’ouverture du sommet sur le climat, nous serons des centaines de milliers, de tous horizons, à marcher dans les rues de Paris, pour faire entendre haut et fort nos attentes à nos responsables politiques.

BUS INFO 3 (mai 2015)

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

 

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EDITO : Climat : Ca urge !

Depuis plusieurs décennies, le climat se modifie du fait de l’activité humaine.
Le 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est sans appel : si nous n’agissons pas pour réduire significativement les émissions mondiales de gaz à effet de serre, les conséquences seront dramatiques pour tous les territoires et toutes les populations.

Malgré l’urgence, le poids des lobbies financiers et industriels, l’inaction des responsables politiques, enlisent les négociations. Depuis la conférence de Copenhague de 2009, on assiste en effet à un cycle d’échecs des négociations internationales Le groupe de travail supposé proposer des mesures d’urgence pour la période 2012-2020 est au point mort.

En décembre 2015, Paris accueillera le 21e Sommet pour le Climat (COP 21), censé déboucher sur des actions ambitieuses, mais le texte de négociation pour Paris n’évoque que des projections à 2030 ou à 2050, voire à la fin du siècle ! On ne parle plus d’un accord négocié, global et contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre : au contraire, en conformité totale avec l’idéologie néolibérale du laisser-faire, les États sont simplement appelés à déclarer leurs « intentions » en matière de réduction des émissions.

Ces déclarations devaient ensuite être agglomérées pour vérifier leur compatibilité avec l’objectif des 2° C maximum d’augmentation de la température globale. Elles étaient attendues pour mars 2015 mais ont été reportées à octobre 2015, soit deux mois seulement avant la conférence de Paris ! Seuls une trentaine de pays sur 196 sont actuellement à jour.

Les principaux pollueurs, États-Unis et Chine, ont pris les devants : la Chine ne baissera pas ses émissions avant 2030, elle pourrait même les doubler, malgré ses efforts en matière d’efficacité énergétique, si son taux de croissance se maintient. Les Etats-Unis, eux, se contentent d’une petite réduction de 13,8 % des émissions entre 1990 et 2025.

Pourtant, si les gouvernants ne semblent aujourd’hui pas prêts à engager les profondes transformations que cela implique, les mouvements pour la justice climatique, qui ne cessent de prendre de l’ampleur à l’échelle internationale, entendent bien donner de la voix à l’occasion de la conférence de Paris.

Afin d’appréhender les mécanismes d’évolution du climat et de saisir l’importance des négociations en cours, BUS vous invite à venir vous informer et débattre …

Conférence-débat, le mardi 2 juin 2015 20h30

Mairie de Bures-sur-Yvette, salle du conseilLe dérèglement climatique et les enjeux de la COP21 (1)
avec
Valérie Masson-Delmotte – paléoclimatologue et co-auteur des derniers rapports du Giec (2)
Céline Ramstein – chef de projet COP21 à l’Iddri 

Au sujet du désintérêt supposé des parents d’élèves

Assemblée générale de la Caisse des écoles, 15 avril 2015. Monsieur le maire, déplore le « manque d’investissement » des parents d’élèves buressois. Il tente des explications qui ne semblent pas le convaincre lui-même : « individualisme », « consumérisme ». Il en conclut la nécessité de mettre un terme à l’existence de la Caisse des écoles. L’opposition catégorique des parents présents le contraint à surseoir à son projet.
Quels enseignements tirer de cette anecdote ? D’abord, que les parents ne sont pas si indifférents à l’égard de ce qui concerne de près ou de loin la scolarité de leurs enfants. Ensuite, que donner des explications pifométriques ne dispense pas de se poser les vraies questions.
Tout est-il fait pour que les parents se sentent, ne serait-ce qu’un peu, concernés ?

Les cantonner, pour l’essentiel, au statut d’usagers destinataires de factures du service scolaire est-il motivant ? Les choix faits récemment sont-ils de nature à convaincre la majorité d’entre eux que la municipalité est attentive à leurs attentes ? De mémoire, à quel projet structurant ont-ils été associés ?

À vrai dire, peut-on parler de « politique scolaire » à Bures ?
Lorsque les travaux du plus important groupe scolaire (Léopold Gardey) sont reportés aux calendes grecques ? Lorsque l’organisation retenue pour les nouveaux rythmes scolaires a été choisie parce que la moins coûteuse ? Lorsque la mairie décide de réduire le nombre de classes transplantées ? Lorsque le projet éducatif de territoire (PEDT) a été rédigé sans que les parents aient été associés à la définition des ses objectifs ?
En quoi pourrait consister une politique scolaire digne de ce nom ?
Première réponse qui vient à l’esprit : à faire l’exact contraire de ce que fait l’actuelle municipalité. A commencer par considérer que l’école n’est pas seulement un coût, que les parents ne sont pas seulement des consommateurs de services.
Seconde piste : identifier les attentes des parents, en les associant à un travail de réflexion collective, approfondi et tenace. Ne le fait-on pas, bon an mal an, pour des questions d’urbanisme ? Pourquoi, dès lors qu’il s’agit de nos enfants, cela n’est-il jamais envisagé ?

Enquête « d’inutilité » publique

Après la consultation citoyenne sur le CDT Paris-Saclay : un avis défavorable aux allures de camouflet !
Dans nos précédents numéros de BUS Infos, nous vous appelions à participer à l’enquête sur le Contrat de développement territorial (CDT) Paris-Saclay. Les contributeurs (676) ont déposé un avis sur les registres d’enquête, et sur ces participants (nombreux!), seuls 5 % étaient clairement favorables au projet de contrat, 80 % critiques, et 15 % défavorables, selon le décompte de la commission d’enquête. Celle-ci a tenu compte de ces avis, en rendant, fait rarissime pour ce type de consultation, un avis défavorable à l’unanimité !
La commission a émis des recommandations fortes sur des aspects essentiels du contrat (transports et déplacements, développement économique et social, cadre de vie, gouvernance). Elle a surtout mis en avant le fait, dénoncé par de nombreuses voix, citoyens ou associations (dont BUS), que le projet de CDT n’est plus à jour, en retard sur les travaux et sur les décisions des élus issus des dernières élections.
L’État et son aménageur, l’établissement public Paris-Saclay (EPPS), ont déjà laissé entendre qu’ils n’étaient en rien obligés de suivre les avis émis dans le cadre de cette enquête. Ce serait une décision bien dommageable pour l’idée même de concertation, et pour l’avenir des habitants de notre région !
Mais cela ne nous empêchera pas de demander encore et toujours que soit ouverte une concertation large et transparente sur les problèmes de fond liés au projet Paris-Saclay : existence d’un « cluster » pharaonique, logements pour tous, préservation des espaces agricoles, transports adaptés aux besoins (donc pas le métro tel qu’il est prévu !), etc.
C’est de cela qu’il doit enfin être question, et non pas d’enchaîner les enquêtes publiques les unes derrière les autres (tout récemment sur le secteur de Corbeville, puis sur le transfert de l’ENS Cachan, en attendant la suite…) sans laisser aux citoyens le temps de la réflexion.

Eau : pourquoi pas la régie publique ?

Dans notre commune, l’eau potable est fournie par Suez Environnement (ex Lyonnaise), une des trois grandes entreprises qui se partagent 70 % du marché de l’eau en France. La concession, signée pour trente ans avec cette société privée, arrive à échéance en 2018.
L’eau est un don de la nature et elle est indispensable à notre vie. Faire baisser le prix du m3 tout en améliorant la gestion et le rendement du réseau nous paraît toujours d’actualité ! Nous n’abandonnons pas l’idée d’un retour en régie publique.
Pour ce faire, un important travail préparatoire devra être accompli : aspects juridiques, financiers, techniques et sociaux… Nous invitons donc les Buressois intéressés par ce problème à rejoindre le groupe Eau de BUS : contactez la référente du groupe Danielle Courteau (danielle.courteau015@wanadoo.fr )ou écrivez à BUS (buressois.unis.solidaires@gmail.com ).

Le 05 février 2016, quel avenir choisissez vous ?

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Evènements, Les rendez-vous

Et si vous étiez brutalement projetés en 2025 ? Dans quelle situation trouveriez vous le monde, comment pensez vous qu'il ait changé, en bien ou en mal ? C'est ce voyage dans le temps que nous propose la compagnie NAJE dans la pièce « Les visiteurs du futur », vendredi 5 février à 20h30 à Palaiseau.
C'est du théâtre, oui mais du théâtre-forum : le but du jeu, à partir de la pièce, est de discuter de ce qu'on souhaite pour le futur et quoi faire pour y arriver. Pour avoir vu une ébauche de la pièce cet été lors d'Alternatiba aux Ulis, on vous recommande vivement !
Ce sont nos amis de Palaiseau Terre Citoyenne qui ont pris cette belle initiative à laquelle nous nous sommes associés, avec également les Citoyens Actifs et Solidaires d'Orsay. A ne pas manquer !
Vous trouverez ici le flyer de l'événement, à faire circuler
 

Les visiteurs du futur
Théâtre – Forum
Vendredi 5 février, 20h30
Salle des Champs-Frétauts, Palaiseau
à l'angle de la rue Carnot et de l'avenue du 8 mai 1945
(tout près du Cinépal)

108842008

Collectif « Stop Etat d’Urgence » Nord-Essonne

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités

république

républiqueContre l'état d’urgence, une mobilisation d'urgence

État d'urgence, prolongation de l’état d’urgence, projet d'inscrire la déchéance de la nationalité et l'état d'urgence dans la constitution, projet de loi à venir pour étendre les pouvoirs de la police et des préfets : sous prétexte de lutte contre le terrorisme, c'est notre liberté de manifester, de circuler, de se réunir, de s'exprimer, bref nos droits les plus élémentaires et fondamentaux qui sont menacés. Le collectif citoyen Nord-Essonne s'est constitué pour alerter et agir localement contre ces atteintes à la démocratie.

Membres du collectif : Attac, Buressois unis et solidaires, Citoyens actifs et solidaires, LDH section d’Orsay, Palaiseau Terre Citoyenne, Ensemble!, NPA, PCF, PG, FSU91, Front de gauche. Le collectif a vocation à s’élargir à d’autres associations, syndicats et partis qui partagent ses objectifs.

Je m'implique :

1 – Je signe la pétition en ligne : Nous ne céderons pas ! [Signer ICI]

Texte de la pétition Nous ne céderons pas ! :

Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

2 – J'envoie un mail aux députés et sénateurs de l'Essonne : 

 

Texte du mail pour les députés / sénateurs favorables à la modification de la constitution : 

OBJET : Modification de la constitution
 
Mesdames Messieurs les député-e-s, Madame la sénatrice, Messieurs les sénateurs, 
 
Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, la modification de la Constitution dans l'urgence menace nos libertés de manifester, de circuler, de se réunir, de s'exprimer. 
Dès son instauration, l’état d'urgence a été utilisé pour intimider et affaiblir les militant-e-s syndicaux associatifs et écologistes. On en constate des dérives (perquisition, gardes à vue, assignation à résidence). 
Constitutionnaliser l’état d’urgence, serait aussi prendre un risque irresponsable pour la démocratie si le pouvoir tombait dans de mauvaises mains.

Par ailleurs, la déchéance de nationalité diviserait les Français, en stigmatisant une partie de la population en fonction de son histoire familiale, au risque de pousser involontairement les plus fragiles vers le terrorisme. 
 
Aussi, je compte sur vous pour défendre nos droits les plus élémentaires et fondamentaux et rejoindre les nombreux députés et sénateurs qui ont déjà annoncé qu’ils voteront contre cette réforme constitutionnelle. 
 
Je vous prie de bien vouloir agréer, Mesdames Messieurs les Député-e-s, Madame la sénatrice, Messieurs les sénateurs, l'expression de mon engagement et de ma haute vigilance sur cette question.
[VOTRE SIGNATURE]

 

 

 

Texte du mail pour les députés / sénateurs favorables à la modification de la constition : 

OBJET : Modification de la constitution
 
Mesdames Messieurs les député-e-s, Madame la sénatrice, Messieurs les sénateurs, 

J'ai appris via la presse que vous vous étiez positionnés contre le projet de réforme de la Constitution proposée par le chef de l'Etat. Ce message a pour but de vous témoigner mon soutien concernant cette prise de position, tant ce projet me semble un danger pour la démocratie et l'égalité de traitement tous et toutes, et pour vous encourager à ne pas céder aux pressions qui à l'approche du vote ne vont pas manquer de se manifester.

Je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de mon engagement et de ma haute vigilance sur cette question.
 
[VOTRE SIGNATURE]

 

Le blog de CAS, recense leurs positions : [ICI

3 – Je manifeste

Le 30 Janvier 2016 à PARIS – 14h30 – République [http://www.stopetatdurgence.org]

4 – Je participe :

Prochaines réunions du collectif citoyen Nord-Essonne : 

  • Etat d'urgence et modification de la constitution : Mardi 9 févrire 2016, mairie de Bures-sur-Yvette, avec Francoise Dumont (Presidente de la Ligue des Droits de l'Homme). 
  • Guerre au moyen orient : DATE / LIEU   venir)
  • Radicalisation des jeunes : DATE / LIEU  venir)

 

Vendredi 22/1 à 20h30 à Briis-sous-Forges : Projection de « cause commune » : l’intégration réussie des Roms

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Coups de coeur / Coups de gueule

 
Coups_de_Coeur

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Le cycle de projection documentaire 2016 débute vendredi soir à 20h30 en mairie. Pour cette première, nous vous proposons "Cause commune" un documentaire qui raconte l'histoire de l'intégration réussie de plusieurs familles Roms dans une petite commune de 3500 habitants en Loire Atlantique grâce à l'engagement des citoyens et des élus. La réalisatrice et la présidente de l'association qui a accompagné le projet seront présentes pour répondre à vos questions à l'issue de la projection. La Mairie de Briis-sous-Forges.   

Le Buressois, Janvier 2016

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Billets du BUS

Buressois_BUS

Que garderons-nous de l’année qui vient de s’achever ? 

Les visages souriants de ces jeunes gens, figés à jamais, ceux de leurs proches, ravagés par une douleur qui nous prend aux tripes et que nous aimerions tant pouvoir apaiser, ne serait-ce qu’un peu. 

Les mines dérisoires de ces hommes d’Etat pusillanimes qui font semblant d’avoir produit  « une grande avancée » sur le climat, comme si cela suffisait à nous rassurer sur l’état de la planète qu’habiteront nos enfants.

Les poses martiales de ces petits ministres qui nous expliquent que nous devons consentir à être moins libres, sans nous garantir de vivre plus en sécurité. Les sourires glaçants de ces femmes blondes savourant une défaite qui sonne pour elles comme une promesse de pouvoir. Et qui se retiennent de remercier les précédents.

De quoi se nourrit notre espoir ?

De l’occasion qui nous est offerte d’être meilleurs. Par le partage retrouvé et sincère des valeurs qui fondent notre République. Par notre détermination à les défendre sans jamais les trahir. Par notre engagement à les faire vivre au quotidien. Par notre capacité à changer le regard que nous portons à nos semblables.

Une nouvelle année commence que nous vous souhaitons chaleureuse, fraternelle, solidaire.
 
Francis Valenti   
Alban Mosnier
http://b-u-s.fr/
 

 

Coup de coeur de Danielle : Gilles ramestein sur France Culture, avec Etienne Klein.

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Coups de coeur / Coups de gueule, Les rendez-vous

 

Coups_de_Coeur Gilles Ramstein a participé samedi 5 décembre à l’émission” la conversation scientifique” animée par Etienne Klein à 14h sur France Culture

Un rayon de soleil dans l’océan de morosité du moment présent.
Gilles Ramstein a participé samedi 5 décembre à l’émission” la conversation scientifique” animée par Etienne Klein à 14h sur France Culture.
Si vous voulez vous faire du bien, allez l’écouter, c’est une heure passionnante ! Les questionnements d’E.Klein relance le discours clair et convaincant de Gilles. On a l’impression de comprendre la démarche des chercheurs et l’histoire du climat de notre terre. 
La fin de l’émission arrive trop vite, on continuerait bien encore à suivre les pistes de Gilles !