BUS INFO 3 (mai 2015)

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EDITO : Climat : Ca urge !

Depuis plusieurs décennies, le climat se modifie du fait de l’activité humaine.
Le 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est sans appel : si nous n’agissons pas pour réduire significativement les émissions mondiales de gaz à effet de serre, les conséquences seront dramatiques pour tous les territoires et toutes les populations.

Malgré l’urgence, le poids des lobbies financiers et industriels, l’inaction des responsables politiques, enlisent les négociations. Depuis la conférence de Copenhague de 2009, on assiste en effet à un cycle d’échecs des négociations internationales Le groupe de travail supposé proposer des mesures d’urgence pour la période 2012-2020 est au point mort.

En décembre 2015, Paris accueillera le 21e Sommet pour le Climat (COP 21), censé déboucher sur des actions ambitieuses, mais le texte de négociation pour Paris n’évoque que des projections à 2030 ou à 2050, voire à la fin du siècle ! On ne parle plus d’un accord négocié, global et contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre : au contraire, en conformité totale avec l’idéologie néolibérale du laisser-faire, les États sont simplement appelés à déclarer leurs « intentions » en matière de réduction des émissions.

Ces déclarations devaient ensuite être agglomérées pour vérifier leur compatibilité avec l’objectif des 2° C maximum d’augmentation de la température globale. Elles étaient attendues pour mars 2015 mais ont été reportées à octobre 2015, soit deux mois seulement avant la conférence de Paris ! Seuls une trentaine de pays sur 196 sont actuellement à jour.

Les principaux pollueurs, États-Unis et Chine, ont pris les devants : la Chine ne baissera pas ses émissions avant 2030, elle pourrait même les doubler, malgré ses efforts en matière d’efficacité énergétique, si son taux de croissance se maintient. Les Etats-Unis, eux, se contentent d’une petite réduction de 13,8 % des émissions entre 1990 et 2025.

Pourtant, si les gouvernants ne semblent aujourd’hui pas prêts à engager les profondes transformations que cela implique, les mouvements pour la justice climatique, qui ne cessent de prendre de l’ampleur à l’échelle internationale, entendent bien donner de la voix à l’occasion de la conférence de Paris.

Afin d’appréhender les mécanismes d’évolution du climat et de saisir l’importance des négociations en cours, BUS vous invite à venir vous informer et débattre …

Conférence-débat, le mardi 2 juin 2015 20h30

Mairie de Bures-sur-Yvette, salle du conseilLe dérèglement climatique et les enjeux de la COP21 (1)
avec
Valérie Masson-Delmotte – paléoclimatologue et co-auteur des derniers rapports du Giec (2)
Céline Ramstein – chef de projet COP21 à l’Iddri 

Au sujet du désintérêt supposé des parents d’élèves

Assemblée générale de la Caisse des écoles, 15 avril 2015. Monsieur le maire, déplore le « manque d’investissement » des parents d’élèves buressois. Il tente des explications qui ne semblent pas le convaincre lui-même : « individualisme », « consumérisme ». Il en conclut la nécessité de mettre un terme à l’existence de la Caisse des écoles. L’opposition catégorique des parents présents le contraint à surseoir à son projet.
Quels enseignements tirer de cette anecdote ? D’abord, que les parents ne sont pas si indifférents à l’égard de ce qui concerne de près ou de loin la scolarité de leurs enfants. Ensuite, que donner des explications pifométriques ne dispense pas de se poser les vraies questions.
Tout est-il fait pour que les parents se sentent, ne serait-ce qu’un peu, concernés ?

Les cantonner, pour l’essentiel, au statut d’usagers destinataires de factures du service scolaire est-il motivant ? Les choix faits récemment sont-ils de nature à convaincre la majorité d’entre eux que la municipalité est attentive à leurs attentes ? De mémoire, à quel projet structurant ont-ils été associés ?

À vrai dire, peut-on parler de « politique scolaire » à Bures ?
Lorsque les travaux du plus important groupe scolaire (Léopold Gardey) sont reportés aux calendes grecques ? Lorsque l’organisation retenue pour les nouveaux rythmes scolaires a été choisie parce que la moins coûteuse ? Lorsque la mairie décide de réduire le nombre de classes transplantées ? Lorsque le projet éducatif de territoire (PEDT) a été rédigé sans que les parents aient été associés à la définition des ses objectifs ?
En quoi pourrait consister une politique scolaire digne de ce nom ?
Première réponse qui vient à l’esprit : à faire l’exact contraire de ce que fait l’actuelle municipalité. A commencer par considérer que l’école n’est pas seulement un coût, que les parents ne sont pas seulement des consommateurs de services.
Seconde piste : identifier les attentes des parents, en les associant à un travail de réflexion collective, approfondi et tenace. Ne le fait-on pas, bon an mal an, pour des questions d’urbanisme ? Pourquoi, dès lors qu’il s’agit de nos enfants, cela n’est-il jamais envisagé ?

Enquête « d’inutilité » publique

Après la consultation citoyenne sur le CDT Paris-Saclay : un avis défavorable aux allures de camouflet !
Dans nos précédents numéros de BUS Infos, nous vous appelions à participer à l’enquête sur le Contrat de développement territorial (CDT) Paris-Saclay. Les contributeurs (676) ont déposé un avis sur les registres d’enquête, et sur ces participants (nombreux!), seuls 5 % étaient clairement favorables au projet de contrat, 80 % critiques, et 15 % défavorables, selon le décompte de la commission d’enquête. Celle-ci a tenu compte de ces avis, en rendant, fait rarissime pour ce type de consultation, un avis défavorable à l’unanimité !
La commission a émis des recommandations fortes sur des aspects essentiels du contrat (transports et déplacements, développement économique et social, cadre de vie, gouvernance). Elle a surtout mis en avant le fait, dénoncé par de nombreuses voix, citoyens ou associations (dont BUS), que le projet de CDT n’est plus à jour, en retard sur les travaux et sur les décisions des élus issus des dernières élections.
L’État et son aménageur, l’établissement public Paris-Saclay (EPPS), ont déjà laissé entendre qu’ils n’étaient en rien obligés de suivre les avis émis dans le cadre de cette enquête. Ce serait une décision bien dommageable pour l’idée même de concertation, et pour l’avenir des habitants de notre région !
Mais cela ne nous empêchera pas de demander encore et toujours que soit ouverte une concertation large et transparente sur les problèmes de fond liés au projet Paris-Saclay : existence d’un « cluster » pharaonique, logements pour tous, préservation des espaces agricoles, transports adaptés aux besoins (donc pas le métro tel qu’il est prévu !), etc.
C’est de cela qu’il doit enfin être question, et non pas d’enchaîner les enquêtes publiques les unes derrière les autres (tout récemment sur le secteur de Corbeville, puis sur le transfert de l’ENS Cachan, en attendant la suite…) sans laisser aux citoyens le temps de la réflexion.

Eau : pourquoi pas la régie publique ?

Dans notre commune, l’eau potable est fournie par Suez Environnement (ex Lyonnaise), une des trois grandes entreprises qui se partagent 70 % du marché de l’eau en France. La concession, signée pour trente ans avec cette société privée, arrive à échéance en 2018.
L’eau est un don de la nature et elle est indispensable à notre vie. Faire baisser le prix du m3 tout en améliorant la gestion et le rendement du réseau nous paraît toujours d’actualité ! Nous n’abandonnons pas l’idée d’un retour en régie publique.
Pour ce faire, un important travail préparatoire devra être accompli : aspects juridiques, financiers, techniques et sociaux… Nous invitons donc les Buressois intéressés par ce problème à rejoindre le groupe Eau de BUS : contactez la référente du groupe Danielle Courteau (danielle.courteau015@wanadoo.fr )ou écrivez à BUS (buressois.unis.solidaires@gmail.com ).