« L’exception et la règle » par la compagnie Jolie môme (coup de coeur du Bus)

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Coups_de_Coeur

 

Road Trip didactique par la compagnie Jolie Môme :

L’exception et la règle, de Bertolt Brecht

Épopée théâtrale autour d’un thème universel, la Justice, au cœur de notre actualité… mais aussi de celle de plus de deux mille militants et syndicalistes aujourd’hui poursuivis dans notre pays pour leurs actes de résistance.

Voyage à travers le désert. Un marchand est en quête de gisement de pétrole.
Sous ses ordres un guide. Sous ses ordres, un porteur.
Le périple se terminera devant une cour de justice.
Justice… universelle ? Impartiale ? Manipulée ? Manipulable ?

ER-Affiche

Du 17 mars au 22 avril 2017 à La Belle Étoile
[Plus d'info ici]

 

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Publicité municipale pour les élections primaires de la droite et du centre

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Lettre ouverte au maire de Bures-sur-Yvette 

Le 21 novembre 2017

Monsieur le Maire,
 
Vous avez publié, en bonne place sur le site internet de la mairie, une information municipale concernant la tenue de la "primaire ouverte de la droite et du centre" le 20 et le 27 novembre 2016.

Vous y expliquez les modalités de participation et indiquez l’adresse des deux bureaux de vote mis à disposition des organisateurs (salle du conseil et école des 4 Coins). Vous affichez un numéro de téléphone, sans préciser aux Buressois que ce numéro renvoie, non pas aux services de la mairie, mais au "service de renseignement de la primaire de la droite et du centre" et que, qui plus est, il est payant (0,12€ la minute).
Ce type de scrutin, en lui-même, relève de la décision souveraine de partis politiques et représente un investissement militant tout à fait respectable. Les modalités en sont pour l’essentiel précisées dans une circulaire du ministère de l’Intérieur.
 
En revanche, la façon dont vous en faites la publicité – avec un statut d’information officielle municipale – appelle une objection majeure de notre part : en la circonstance, vous engagez de façon bien cavalière l'ensemble de vos administrés. Nous nous permettons donc de vous rappeler que vous êtes le maire de tous les Buressois. A l'exception du maire de Massy, vos collègues des communes environnantes ont jugé plus conforme à leur mandat de ne pas engager ainsi la communication de leur mairie sur ce terrain.
 
La circulaire du ministre de l'intérieur, datée du 22 février 2016, précise que "les mairies sont libres de répondre aux demandes de mise à disposition de locaux, de personnel communal ou encore de matériel électoral (urnes ou isoloirs) qui leur seraient adressées par des partis en vue de l'organisation d'élections primaire sur le territoire communal". Elle dispose en outre que "des personnels de mairie pourront être mis à contribution, notamment pour l'ouverture et la fermeture des bureaux de vote, le nettoyage des locaux, la récupération des urnes et le démontage des isoloirs. Il appartiendra aux mairies de fixer les conditions de rémunération de ces services".
De là découlent nos questions:
- des personnels ont-ils été mis à disposition? Dans l'affirmative, combien? Pour quel volume horaire? Pour quel coût assumé par les organisateurs?
- dans cette hypothèse, quelle sera la rémunération des personnels concernés? Pourquoi n'a-t-elle pas fait l'objet d'une information, sinon d'une délibération, au conseil municipal du 26 septembre dernier?
 
Recevez, Monsieur le Maire, nos plus cordiales salutations,
 
Francis Valenti & Alban Mosnier, Elus de BUS

BUS INFO 6 (nov. 2016)

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A télécharger ici : http://b-u-s.fr/wp-content/uploads/2016/11/BUS-6-diff.pdf

Au menu :

Edito : Questions autour d’un chantier

Rue Kastler, dans la pente côté Sud, le groupe Océanis a reçu un permis de construire pour 39 logements. Pourquoi le chantier a-t-il été arrêté ? Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi un tel silence de la mairie ? Comment soutenir les riverains ?

• Brèves de BUS - page 2

Petit Casino, Arrête de Poisson, Ru Kastler, Encombrants, l'actualité buressoise en quelques mots. 

• Finances locales - page 2

À l’insuffisance d’investissement, le maire répond par un tour de magie !
Decryptage d'un tour de passe-passe pour cacher le déficit d'investissement. Incompétence ou mauvaise foi ?
Au mécontentement des parents d’élèves, le maire réponds : « TINA ! » There Is No Alternative. 
Récréation payante, hausse des tarifs du périscolaire, selon le maire il n'y a pas d'autres choix que l'austérité. 
Pas pour nous !

• Privatisation du stationnement - page 3

Ou comment se « goinfrer » sur le dos de la collectivité…

Ce qu’il en coûterait aux usagers, du centre-ville, à la ville. 

• Gestion de l’eau - page 4

L’eau est notre bien commun, sa gestion doit être publique !

Venez en débattre avec Aggl’eau CPS et Régis Taine de la FNCCR
(Fédération nationale des collectivités concédantes et régies)
le mercredi 23 novembre à 20h,
salle polyvalente de l’Espace Val de Gif à Gif-sur-Yvette. 

Pour rejoindre Aggl’eau CPS, contactez : aggleau-cps@ouvaton.org

 

 

 

Immobilier à Bures : la machine s’emballe, les riverains dégustent !

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Photo: les éboulements causés par le chantier Oceanis rue Kastler (21 octobre 2016)
« Grand Cœur », « En Apart’E », « le Clos Boisé », la « résidence Sépia » : des noms supposés faire rêver. Pour certains riverains, un cauchemar absolu.   
Rue Kastler, dans la pente côté Sud, le groupe Océanis a reçu un permis de construire pour 39 logements. Depuis le début, le chantier patauge. Et pour cause : il est traversé par des sources. Une piscine qui ne désemplit pas. Dès le début, les riverains se sont inquiétés auprès de la mairie. Sans succès. Jusqu’à ce que des glissements de terrain fissurent une dépendance de 40 m2 et que, le 6 octobre au soir, celle-ci s’effondre dans le chantier. 
Intervention des pompiers, hospitalisation d’un riverain victime d’un malaise, apparition de fissures dans certaines maisons en surplomb du chantier. Un événement grave qui n’a fait l’objet d’aucune communication. Pas de communiqué, pas de photo du maire sur les lieux. Silence embarrassé. 
Pouvait-on ignorer la présence de sources souterraines? Il suffisait de se renseigner auprès des habitants, des personnels des services municipaux. Ou de lire le panneau historique placé dans la rue. Dès lors, était-il responsable de délivrer un permis de construire dans cette zone? Quelles garanties avaient été demandées au promoteur concernant l’étude préalable des sols? 
La spéculation immobilière est-elle l’avenir de notre commune? Alors que la révision du PLU est engagée, les Buressois attendent des réponses de leur maire.  
Texte de la tribune des élus de  BUS pour le Journal des Buressois de novembre 2016
Francis Valenti
Alban Mosnier

 

Cabaret d’urgence ! Compagnie jolie môme. (Coup de coeur du BUS)

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Coups_de_CoeurIl y a comme une bataille en cours entre le MEDEF et nous… Le problème va au delà de notre "petite histoire" qui débouche quand même sur un procès jeudi 8 décembre 2016 au matin, au tribunal de Paris.

Nous avons décidé de réagir avec nos moyens, le spectacle, la solidarité et l'intelligence collective.
Alors face à un accablant constat :
"C'est l'Etat d'Urgence, tout est permis. Le Medef gouverne et l'Etat réprime"

nous avons choisi d'inviter de nombreux amis artistes, militants, journalistes…
à participer au Cabaret d'Urgence :
"Pour la séparation du Medef et de l'Etat, contre la répression des gens debout."

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Dimanche 16 octobre, de 14h à 22h
Théâtre de l'Epée de Bois – Cartoucherie de Vincennes,
M°Chateau de Vincennes puis Bus 112 arrêt Cartoucherie
entrée libre avec caisses de soutien proposées à l'intérieur.
Pas de réservation. Renseignements sur www.cie-joliemome.org
Petite restauration – tables de presse.
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Le gouvernement passe en force.
L'Etat d'urgence en réponse aux luttes sociales ?
Les attaques contre les manifestants se comptent par centaines.

Le Medef, envahi en juin par les intermittents du spectacle, a repris la fameuse méthode gouvernementale : frapper des militants puis les accuser de violence.
A quelques semaines du procès de Loïc et alors que les tribunaux sont encombrés de militants syndicaux et politiques, la Compagnie Jolie Môme crée et met en scène :
Cabaret d'urgence !
Pour la séparation du Medef et de l'Etat
Contre la répression des gens debout
Sur scène pour un tourbillon d'interventions artistiques et politiques :
Compagnie Jolie Môme
Pierre Rimbert (Monde Diplomatique)
Compagnie Tamèrantong
François Ruffin (Fakir)
L'1consolable
Agathe Martin (Ex-PSA Aulnay)
Fredo des Ogres de Barback
Hervé Kempf (Reporterre)
La Parisienne Libérée
Sorya Hocini (Cip-Idf)
Serge Utgé Royo
Monique et Michel Pinçon-Charlot
Regis Vlachos
Xavier Mathieu (Ex-Continental)
Waltrudes
Jean-Claude Amara (Droits Devant !)
LaTwal
Renaud Lambert (Monde Diplomatique)
Les Fils de Teuhpu
Gérard Mordillat (Réalisateur- romancier)
La Rabia
Gaël Quirante (Sud Ptt92)
Collectif Zad Notre Dame desLandes de Saint-Denis

Mathieu Barbances
Denis Gravouil (Cgt-Spectacle)
Agnès Bihl
Jean Baptiste Eyraud (DAL)
Boris Viande
Charles Hoareau (Cgt Marseille)

Thomas Pitiot
Def-Col
Sidi Wacho
Mickael Wamen (Good Year)
Serge Halimi (Monde Diplo)
Nina Bianchi (Cgt jeunes privés d'emploi)

Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
Eric Coquerel (Parti de Gauche)
Denis Vemcleef (Front de Gauche)
Didier Paillard (PCF)
Olivier Besancenot (NPA)
Julien Bayou (Les Verts)
 

Événement orchestré par la Compagnie Jolie Môme

 
Théâtre de l’Épée de Bois – Cartoucherie – M°Château de Vincennes
Entrée libre – Pas de réservation.
anche 16 octobre 14h-22h entrée libre retransmission périscope
Renseignements : www.cie-joliemome.org 01 49 98 39 20


Le site
www.cie-joliemome.org
pour nous écrire
courrier@cie-joliemome.org

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Réhabiliter Leopold Gardey : une nécessité, une urgence !

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Alors que le maire venait de consacrer son éditorial dans Le Buressois (ici) à nous expliquer qu'il est impossible d'engager à court terme des travaux dans le groupe scolaire Léopold Gardey (tout en lançant l'opération rénovation de la Grande Maison), voilà que se produit un incident qui invite à penser l'avenir du groupe scolaire en termes de priorité, voire d'urgence. Les élus des parents FCPE de l'école élémentaire sont mobilisés, aux côtés de ceux de la PEEP locale. Engager sans délai la réhabilitation de Léoplod gardey, une idée qui fait son chemin. 

Le maire s’acharne sur la Caisse des écoles

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Il y a un an, le maire avait accordé un sursis à la Caisse de Ecoles. Nous l’évoquions dans le BUS Info N°4 (ici). Il a décidé de faire tomber le sursis, lors du dernier comité de la CDE, le 11 février. Il décide la prise en main de la gestion des études par la mairie. Les parents avaient consacré des heures à éplucher les comptes pour essayer de comprendre l'origine du déficit du budget de la Caisse et proposer des solutions. Ce que les services étaient bien incapable de faire jusque là. 

Dans une présentation des résultats de leur étude, ils ont démontré la responsabilité de la mairie, qui a créé une situation ingérable (voir leur présentation en pièce jointe) et tire argument de cela pour retirer la gestion des études à la CDE. Le maire ne peut nier, alors, comme d'habitude quand il est en difficulté, il n'argumente pas, il fait intervenir les responsables des services de la mairie qui outrepassent parfois leur rôle technique. Tout ne serait donc qu'un problème technique, une question de "simplification administrative", a même osé dire l'adjointe au scolaire lors du conseil municipal du 15 février! Décidément, où va se loger le hollandisme… 

Le maire dénie à la CDE toute légitimité pour réfléchir à une nouvelle organisation des études et des rythmes scolaires en général. Il refuse d'entendre quoi que ce soit. Sa décision était prise à l'avance. Résultat, tous les parents ont quitté la réunion, tous ont démissionné, ainsi que le représentant du préfet. Il y a un an, le maire avait déploré le manque d'investissement des parents, cette fois il fait tout pour les dégoûter.  

Nous n'en restons pas là. Nous revenons sur ce sujet dans la tribune de BUS pour Le Buressois de mars. Nous avons écrit à la mairie en vue d'un recours en annulation de la décision du maire. Vous ne serez pas étonnés qu'aucune réponse ne nous soit parvenue à ce jour. Le maire ne répond jamais à BUS, ce qui est somme toute bon signe…

BUS en parle dans Le Journal des Buressois de mars 2016

Caisse des Ecoles : « le Maire m’a tuer ! » 

Récidiviste.  

Il y a un an, Monsieur le Maire avait déjà tenté de retirer la gestion des études à la Caisse des Ecoles pour la confier à la municipalité . Il avait dû y  renoncer devant l’opposition des parents attachés à cette institution, unique espace d’échange entre parents et enseignants de toutes les écoles de la commune. 

Opiniâtre. 

Lors du dernier comité de la Caisse, il revient à la charge. Il écoute distraitement les parents présenter les résultats de leur étude. Dépenses : la Caisse rémunère les enseignants pour le service qu’ils assurent (une heure d’étude + une demi-heure de récréation). Recettes : les familles paient l’heure d’étude, mais pas la récréation, financée par un usage cavalier du fonds d’amorçage versé par l’Etat pour les activités périscolaires. Le déficit, couvert par une subvention municipale, est dû essentiellement à la façon dont la municipalité a décliné la réforme des rythmes scolaires à Bures. 

Monarque.

Sourd aux propositions présentées par les parents pour améliorer la situation financière de la Caisse, il refuse d’entamer un échange sur la durée des études, sur les conditions dans lesquelles travaillent enfants et enseignants. Quant à la  gratuité de la récréation, terminée !
 
Désormais, la Caisse des Ecoles est une coquille vide. Tous les parents ont démissionné. La « petite foulée », qui l’organisera ? Merci qui ?  

BUS a écrit à la mairie 
________________________________________

Madame Pisano (*), 
Lors du conseil municipal du 15 février 2016, Monsieur le Maire a évoqué le transfert de la gestion des études à la commune comme un fait acquis. Je m'étonne de cela, car ce transfert n'a fait l'objet d'aucune délibération, tant en présence de Monsieur le Maire qu'après son départ et celui des parents. L'ordre du jour du comité ne comportait d'ailleurs aucune délibération. 

Le document intitulé "Débat d'orientation budgétaire 2016" précise (seconde page non numérotée): "Ce débat tend à présenter les orientations générales du budget de la caisse de écoles de l'année à venir, et ce, préalablement à son examen lors du vote du budget primitif". En vertu de quoi, le rapport d'orientation budgétaire se conclut par la mention "prend acte du débat d'orientation budgétaires", sans qu'il soit procédé à un quelconque vote.
 
Afin qu'il soit clairement établi qu'aucune décision n'a été mise en délibération lors du comité du 11 février 2016, je vous demande de communiquer à tous ses participants, dans les meilleurs délais, le procès-verbal de la séance. 
 
Je vous en remercie et vous prie de recevoir mes cordiales salutations.

Francis Valenti
Elu, membre du comité de la Caisse des écoles.
(*) Directrice générale des services
Lors du conseil municipal du 15 février, nous avons demandé au maire si le transfert de la gestion des études est acté sans délibération du comité de la CDE ou de son assemblée générale. Embarrassé par notre insistance à obtenir une réponse claire, il a dit: "prenez vos responsabilités". C'était bien notre intention…


 

BUS INFO 4 (nov. 2015)

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

EDITO : TAFTA ou climat, il faut choisir !

En décembre prochain, les gouvernements du monde entier se réunissent à Paris pour les négociations “climat” des Nations unies, dans le cadre de la COP21. Éviter les dangers du changement climatique exige que nous laissions au moins 80% des énergies fossiles dans le sol. Cela signifie une transition de nos économies, du type d’énergie que nous produisons et de la façon dont nous la consommons. Mais un accord de libre-échange menace de nous conduire dans la direction exactement contraire, et d’organiser la main-mise des multinationales sur notre capacité à orchestrer la transition énergétique nécessaire pour répondre à la crise climatique.
TAFTA ou TTIP, le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, actuellement en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis, donne aux entreprises des droits exceptionnels et inédits qui pourraient tuer dans l’oeuf toute perspective de solution climatique – et nous enfermer dans le scénario actuel. Les lois qui pourraient faciliter une transition énergétique juste et équitable, par exemple, sur les flux financiers, l’efficacité énergétique ou les normes environnementales, pourraient être vues comme des violations des traités commerciaux.
De telles lois favorables au climat pourraient être rejetées ou ne jamais voir le jour si l’UE et les USA signent le TAFTA.
Le règlement des différends Investisseur-État (ISDS) est une disposition du TAFTA qui donnera aux grandes entreprises le droit de poursuivre les gouvernements si elles estiment que leurs profits sont affectés par de nouvelles lois. L’ISDS pourrait non seulement annuler des lois favorisant actuellement la justice climatique, mais également agir en arme de dissuasion, qui ferait renoncer les gouvernements à des lois environnementales afin d’échapper aux risques de poursuites.
Ces menaces ne sont pas théoriques. L’ISDS est déjà utilisé par les entreprises dans le cadre d’accords existants. Pour prendre quelques exemples liés à l’énergie :

  • La compagnie suédoise Vattenfall a utilisé l’ISDS pour demander 4,7 milliards de compensation au gouvernement allemand suite à sa décision de renoncer à l’énergie nucléaire.
  • Le gouvernement égyptien a levé son interdiction d’importer du charbon après qu’une compagnie cimentière étrangère opérant dans le pays ait menacé de le conduire au tribunal.

Nous vous invitons à venir vous informer et débattre au Forum « TAFTA contre CLIMAT – dangers et alternatives » le samedi 14 novembre 13h30 – 20h – à l’Espace Jacques Tati (7 avenue Foch, Orsay)
Des tables-rondes sur l’impact des accords de libre-échange sur les énergies fossiles et le climat, les déplacements de populations, la question agricole, les droits de l’homme… seront animées par de nombreux conférenciers et acteurs de terrain : Maxime Combes (ATTAC), David Ammar (Collectif 91 NON aux gaz et huile de schiste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne FDG), Jan Robert Suesser (LDH), Amélie Canonne (AITEC), José Morales (Délégué du Conseil paysan Kabawil), Claude Girod (Confédération Paysanne), Michel Dubromel (France Nature Environnement).
Une restauration sur place est proposée à partir de 19h. contact : stoptafta-caps@ouvaton.org
Le Forum sera suivi d’une projection-débat à 20h30 au cinéma Jacques Tati, « This changes everything » de Naomi Klein et Avi Lewis, suivi d’un débat animé par Gilles Lemaire (ATTAC).

Paris Saclay : l’Enquête publique CDT 2 !

Il y a un an, une enquête publique concernant le Contrat de Développement
Territorial Paris Saclay Territoire Sud était ouverte. Nous dénoncions alors un
document obsolète décrivant des projets déjà engagés, dont la pertinence était
discutable et le financement imprécis. Près de 700 citoyens et associations s’étaient
exprimés, puis la commission d’enquête a rendu son verdict en avril 2015 : « avis
défavorable », l’une des recommandations étant de « renforcer substantiellement
la concertation ». Dans un premier temps, cet avis a fait naître l’espoir d’une
concertation démocratique, mais que nenni !
Un dossier actualisé à la marge, sans concertation préalable des citoyens.
Au lieu d’organiser un débat public, on nous soumet un nouveau CDT marginalement
modifié, sans concertation préalable des citoyens et faisant encore apparaître
de nombreuses incohérences. Il constitue toujours un catalogue de projets
sans vision globale de leurs impacts sur notre qualité de vie. Il ne garantit en rien
que les territoires agricoles traversés par la ligne de métro prévue ne deviennent
finalement des réserves foncières destinées à de futurs aménagements.
Impact environnemental et liaisons nord-sud négligés.
L’évaluation environnementale associée au dossier du CDT n’étudie pas globalement
l’impact des aménagements prévus sur le plateau. Les conséquences du
déménagement d’entreprises, d’écoles et de laboratoires, ne sont pas développées,
tant au niveau de leur implantation initiale que de leur nouvelle. Les déplacements
quotidiens générés par ces aménagements ne sont toujours pas évalués, la ligne 18
en service en 2024 étant présentée comme la solution à toutes les difficultés potentielles,
alors que d’autres solutions moins coûteuses et plus efficaces existent.
Comment faire entendre notre voix ?
Nous avons vraiment le sentiment que l’on nous ressert le même plat et qu’en
relançant une nouvelle enquête publique, c’est vers un avenir écrit d’avance et inaliénable
que le Comité de pilotage (villes, CAPS, État) nous conduit. Nous sommes
convaincus que la préservation d’espaces naturels et agricoles au sein de la région
Ile de France est une nécessité vitale pour l’avenir ; ces milliards dépensés sans
réelle création d’activités ne servent qu’à dégrader l’environnement des Franciliens
au lieu d’accroître leur bien-être et leur qualité de vie. Certes il est incontournable
de participer à cette nième enquête publique pour nous exprimer, mais il est aussi
urgent de réfléchir à d’autres moyens d’actions. Il faudra de plus demander aux
candidats aux prochaines élections régionales de prendre clairement position au
sujet de l’avenir du Plateau de Saclay.
Les documents officiels relatif à la prochaine enquête publique sont disponibles ici :
http://www.caps.fr/amenager/les-grands-projets/contrat-developpement-territorial/
Enquête Publique CDT du 2 au 28 novembre 2015,
registre disponible en mairie de Bures-sur-Yvette

À cocher sur vos agendas : mardi 15 décembre 2015 !
C’est la date de la prochaine assemblée citoyenne de BUS !
«Loi sur le renseignement : plus de sécurité ou moins de liberté ?»

Petit conte, l’air de rien

Bures, en 20xx
Forte de son expérience dans le domaine de l’eau, la Compagnie Panama-Leauniaise des Airs a appris depuis longtemps à nous vendre de l’air. C’est grâce à cette expertise qu’elle a convaincu nos gouvernants qu’il fallait protéger les populations contre la pollution de l’air ambiant en les faisant vivre sous cloche. C’est la Leauniaise qui a décroché, il y a déjà des lustres, l’énorme marché de l’installation et de la gestion des cloches de survie, reliées entre elles par les tubes du RER (réseau express de récupération). Depuis, c’est elle qui gère les infiltrations d’AP (air pur) à l’intérieur des cloches, elle aussi qui recycle l’AU (air usé) que nous produisons. Et nous sommes maintenant habitués à porter sur le dos nos appareils de récupération d’AU et nos compteurs individuels pour la facturation. Oh, certes, notre espérance de vie heureuse a bien diminué depuis les temps anciens où chacun respirait à sa guise. Mais nous survivons… Encore faut-il être vigilants ! Car voilà que de dangereux utopistes nous disent qu’il est possible de vivre à l’extérieur des cloches de la Leauniaise, que l’air y est libre et gratuit, que des populations entières décident de la meilleure manière d’utiliser leur air pur : ils ont même donné un nom à ce régime, qu’ils appellent Régie publique de l’air.
Et si cela était vrai ? S’il suffisait de faire un trou dans notre cloche protectrice pour tâter de cette liberté ?
Leauniaise et vous chers actionnaires, nous vous en prions : aidez nous à résister à la tentation !

Rejoignez la Marche pour le Climat à Paris Dimanche 29 novembre

À moins de trois semaines du coup d’envoi, le 30 novembre, de la COP21, le chemin à parcourir reste considérable : l’analyse par les Nations Unies des engagements de 146 états membres (publiée le 30 octobre) montre que les émissions globales de gaz à effet de serre seront de 15 % supérieures en 2030 par rapport à 2010, alors que le GIEC invite à les réduire de 40 à 70 % d’ici à 2050 ! Nous aurons consommé en moins de 15 ans 75 % du budget carbone disponible.
Si la COP21 devait donc valider ces engagements, sans négociations pour les revoir à la hausse immédiatement, le réchauffement climatique serait très largement supérieur à l’objectif maximum de 2° C d’ici à la fin du siècle.
Dans le monde entier, montrons à nos gouvernements que la société civile est mobilisée pour que des mesures justes et efficaces soient prises face au dérèglement climatique.
Dimanche 29 novembre, à la veille de l’ouverture du sommet sur le climat, nous serons des centaines de milliers, de tous horizons, à marcher dans les rues de Paris, pour faire entendre haut et fort nos attentes à nos responsables politiques.