Compte rendu du premier rendez-vous des états Généraux de l’Ecole à Bures-sur-Yvette

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

La projection du film "C'est d'apprendre qui est sacré" a introduit notre premier rendez-vous des états généraux de l'école. La réalisatrice, Delphine Pinson, y suit le démarrage d'une classe Freinet en milieu rural avec son enseignant, Michel Duckit. Bienveillance, entraide, autonomie, absence de compétition, ouverture sur le monde, des enfants heureux dont on valorise les réussites,  l'intégrations facilité des enfants handicapés, sont quelques uns des aspects positifs relevés par les participants. L'intervention de Jean-Guy Lafaye, enseignant et membre du réseau ICEM (Freinet) a permis de creuser certains points et répondre aux principales questions que se posaient les participants, une soixantaine de personnes, enseignants, élus, parents d'élèves de bures et des communes voisines, ou citoyens intéressé par l'école : sur les possibilités de généralisation, avec des enfants plus jeunes, ou plus vieux (collège, lycée), en fonction des apprentissages visés (possibilité de formation, d'abstraction), des effectifs, de la taille des groupes scolaire et de l'isolement au sein de ceux-ci, sur le rôle de l'Education Nationale, sur la formation des enseignants, ou encore sur la place des parents qui n'est pas évoqué dans le film. Jean-Guy Lafaye a souligné l'importance de la posture bienveillante et de l'esprit militant, clés de voute de la démarche, le support du réseau Freinet qui permet le partage d'expérience et de ressources entre enseignants, le rôle de l'Education Nationale, parfois pesant avec un envahissement des taches administratives mais qui peut aussi être favorable avec l'introduction des cycles. 
Pour terminer, les participants ont formulé quelques propositions qu'ils jugent favorables à la concrétisation des points très positifs relevés précédemment. A un niveau plus local, il a été question de la communication renforcée avec les parents, prenant exemple sur l'co-animation d'ateliers avec les enseignants et les parents, favoriser et soutenir tout projet qui permet aux enfants de plus expérimenter, de manipuler, interagir avec la nature, et effectuer des actions en direction des politiques pour obtenir des moyens pour cela. Au niveau national, diminuer les effectifs dans les classes et permettre un fonctionnement plus souple en limitant les contraintes administratives, l'aménagement des locaux trop souvent organisés pour une pédagogie frontale, promouvoir la formation des enseignants, initiale et continue, y compris en reconnaissant les stages de pédagogie dans le temps de travail et la rémunération, de la nécessité d'interpeller l'Education Nationale sur les effets du harcèlement et de l'échec scolaire, l'utilité de faire la promotion des expériences pédagogiques nouvelles, avec une campagne de communication sur les pédagogies Freinet et autres, et… jusqu'au libre accès à l'eau pour les enfants, important pour le fonctionnement de leur cerveau, ce qui rejoint une autre lutte…

 

Etats généraux de l’école, 20 janvier 2018

Ecrit par Francis Valenti sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Billets du BUS

 .Rendez-vous aux Etats généraux de l'école

Samedi 20 janvier

De 14h30 à 18h, Salle du Conseil municipal

Bures-sur-Yvette

Et si on parlait vraiment d'école ? Parce que rien n'est plus essentiel que de préparer l'avenir de la génération suivante, l'école incarne la quintessence de l'action publique. Elle en symbolise la noblesse. Parents, enseignants, animateurs, élus, et bien sûr les élèves, nous avons tous notre mot à dire sur l'école.

Des communes ont réussi à fédérer toute la communauté éducative autour d'un projet pour leur école, son architecture, son intégration à la vie locale, les activités extra-scolaires, etc. Dans la nôtre, est-ce le cas ? Peut-on se satisfaire de la situation actuelle ? Que pouvons-nous construire ensemble pour nos enfants ?

Pour en débattre, l'association Buressois Unis et Solidaires (BUS) propose des « états généraux de l’école » à Bures, autour de trois rendez-vous thématiques* auxquels vous êtes chaleureusement invités. 

Premier rendez-vous: « C'est d’apprendre qui est sacré »

Samedi 20 janvier 2018 

De 14h30 à 18h, salle du conseil municipal 

Une école où il fait bon vivre, où les élèves se forment à relever, en citoyens émancipés, les défis écologiques et démocratiques du 21e siècle, dans le plaisir d'apprendre. Voici l'école de nos rêves. Mais s'agit-il seulement d'un rêve ? Au travers de témoignages et du film « C’est d’apprendre qui est sacré », de Delphine Pinson, nous verrons comment des expériences concrètes tentent de s'en approcher.

Tribune des élus de BUS, à paraître dans Le Journal des Buressois de janvier 2018

Francis VALENTI & Alban MOSNIER

Nous vous souhaitons une belle année 2018.

Publicité municipale pour les élections primaires de la droite et du centre

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

Lettre ouverte au maire de Bures-sur-Yvette 

Le 21 novembre 2017

Monsieur le Maire,
 
Vous avez publié, en bonne place sur le site internet de la mairie, une information municipale concernant la tenue de la "primaire ouverte de la droite et du centre" le 20 et le 27 novembre 2016.

Vous y expliquez les modalités de participation et indiquez l’adresse des deux bureaux de vote mis à disposition des organisateurs (salle du conseil et école des 4 Coins). Vous affichez un numéro de téléphone, sans préciser aux Buressois que ce numéro renvoie, non pas aux services de la mairie, mais au "service de renseignement de la primaire de la droite et du centre" et que, qui plus est, il est payant (0,12€ la minute).
Ce type de scrutin, en lui-même, relève de la décision souveraine de partis politiques et représente un investissement militant tout à fait respectable. Les modalités en sont pour l’essentiel précisées dans une circulaire du ministère de l’Intérieur.
 
En revanche, la façon dont vous en faites la publicité – avec un statut d’information officielle municipale – appelle une objection majeure de notre part : en la circonstance, vous engagez de façon bien cavalière l'ensemble de vos administrés. Nous nous permettons donc de vous rappeler que vous êtes le maire de tous les Buressois. A l'exception du maire de Massy, vos collègues des communes environnantes ont jugé plus conforme à leur mandat de ne pas engager ainsi la communication de leur mairie sur ce terrain.
 
La circulaire du ministre de l'intérieur, datée du 22 février 2016, précise que "les mairies sont libres de répondre aux demandes de mise à disposition de locaux, de personnel communal ou encore de matériel électoral (urnes ou isoloirs) qui leur seraient adressées par des partis en vue de l'organisation d'élections primaire sur le territoire communal". Elle dispose en outre que "des personnels de mairie pourront être mis à contribution, notamment pour l'ouverture et la fermeture des bureaux de vote, le nettoyage des locaux, la récupération des urnes et le démontage des isoloirs. Il appartiendra aux mairies de fixer les conditions de rémunération de ces services".
De là découlent nos questions:
- des personnels ont-ils été mis à disposition? Dans l'affirmative, combien? Pour quel volume horaire? Pour quel coût assumé par les organisateurs?
- dans cette hypothèse, quelle sera la rémunération des personnels concernés? Pourquoi n'a-t-elle pas fait l'objet d'une information, sinon d'une délibération, au conseil municipal du 26 septembre dernier?
 
Recevez, Monsieur le Maire, nos plus cordiales salutations,
 
Francis Valenti & Alban Mosnier, Elus de BUS

Immobilier à Bures : la machine s’emballe, les riverains dégustent !

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités du BUS, Billets du BUS

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Photo: les éboulements causés par le chantier Oceanis rue Kastler (21 octobre 2016)
« Grand Cœur », « En Apart’E », « le Clos Boisé », la « résidence Sépia » : des noms supposés faire rêver. Pour certains riverains, un cauchemar absolu.   
Rue Kastler, dans la pente côté Sud, le groupe Océanis a reçu un permis de construire pour 39 logements. Depuis le début, le chantier patauge. Et pour cause : il est traversé par des sources. Une piscine qui ne désemplit pas. Dès le début, les riverains se sont inquiétés auprès de la mairie. Sans succès. Jusqu’à ce que des glissements de terrain fissurent une dépendance de 40 m2 et que, le 6 octobre au soir, celle-ci s’effondre dans le chantier. 
Intervention des pompiers, hospitalisation d’un riverain victime d’un malaise, apparition de fissures dans certaines maisons en surplomb du chantier. Un événement grave qui n’a fait l’objet d’aucune communication. Pas de communiqué, pas de photo du maire sur les lieux. Silence embarrassé. 
Pouvait-on ignorer la présence de sources souterraines? Il suffisait de se renseigner auprès des habitants, des personnels des services municipaux. Ou de lire le panneau historique placé dans la rue. Dès lors, était-il responsable de délivrer un permis de construire dans cette zone? Quelles garanties avaient été demandées au promoteur concernant l’étude préalable des sols? 
La spéculation immobilière est-elle l’avenir de notre commune? Alors que la révision du PLU est engagée, les Buressois attendent des réponses de leur maire.  
Texte de la tribune des élus de  BUS pour le Journal des Buressois de novembre 2016
Francis Valenti
Alban Mosnier

 

Le maire s’acharne sur la Caisse des écoles

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Coups de coeur / Coups de gueule

Il y a un an, le maire avait accordé un sursis à la Caisse de Ecoles. Nous l’évoquions dans le BUS Info N°4 (ici). Il a décidé de faire tomber le sursis, lors du dernier comité de la CDE, le 11 février. Il décide la prise en main de la gestion des études par la mairie. Les parents avaient consacré des heures à éplucher les comptes pour essayer de comprendre l'origine du déficit du budget de la Caisse et proposer des solutions. Ce que les services étaient bien incapable de faire jusque là. 

Dans une présentation des résultats de leur étude, ils ont démontré la responsabilité de la mairie, qui a créé une situation ingérable (voir leur présentation en pièce jointe) et tire argument de cela pour retirer la gestion des études à la CDE. Le maire ne peut nier, alors, comme d'habitude quand il est en difficulté, il n'argumente pas, il fait intervenir les responsables des services de la mairie qui outrepassent parfois leur rôle technique. Tout ne serait donc qu'un problème technique, une question de "simplification administrative", a même osé dire l'adjointe au scolaire lors du conseil municipal du 15 février! Décidément, où va se loger le hollandisme… 

Le maire dénie à la CDE toute légitimité pour réfléchir à une nouvelle organisation des études et des rythmes scolaires en général. Il refuse d'entendre quoi que ce soit. Sa décision était prise à l'avance. Résultat, tous les parents ont quitté la réunion, tous ont démissionné, ainsi que le représentant du préfet. Il y a un an, le maire avait déploré le manque d'investissement des parents, cette fois il fait tout pour les dégoûter.  

Nous n'en restons pas là. Nous revenons sur ce sujet dans la tribune de BUS pour Le Buressois de mars. Nous avons écrit à la mairie en vue d'un recours en annulation de la décision du maire. Vous ne serez pas étonnés qu'aucune réponse ne nous soit parvenue à ce jour. Le maire ne répond jamais à BUS, ce qui est somme toute bon signe…

BUS en parle dans Le Journal des Buressois de mars 2016

Caisse des Ecoles : « le Maire m’a tuer ! » 

Récidiviste.  

Il y a un an, Monsieur le Maire avait déjà tenté de retirer la gestion des études à la Caisse des Ecoles pour la confier à la municipalité . Il avait dû y  renoncer devant l’opposition des parents attachés à cette institution, unique espace d’échange entre parents et enseignants de toutes les écoles de la commune. 

Opiniâtre. 

Lors du dernier comité de la Caisse, il revient à la charge. Il écoute distraitement les parents présenter les résultats de leur étude. Dépenses : la Caisse rémunère les enseignants pour le service qu’ils assurent (une heure d’étude + une demi-heure de récréation). Recettes : les familles paient l’heure d’étude, mais pas la récréation, financée par un usage cavalier du fonds d’amorçage versé par l’Etat pour les activités périscolaires. Le déficit, couvert par une subvention municipale, est dû essentiellement à la façon dont la municipalité a décliné la réforme des rythmes scolaires à Bures. 

Monarque.

Sourd aux propositions présentées par les parents pour améliorer la situation financière de la Caisse, il refuse d’entamer un échange sur la durée des études, sur les conditions dans lesquelles travaillent enfants et enseignants. Quant à la  gratuité de la récréation, terminée !
 
Désormais, la Caisse des Ecoles est une coquille vide. Tous les parents ont démissionné. La « petite foulée », qui l’organisera ? Merci qui ?  

BUS a écrit à la mairie 
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Madame Pisano (*), 
Lors du conseil municipal du 15 février 2016, Monsieur le Maire a évoqué le transfert de la gestion des études à la commune comme un fait acquis. Je m'étonne de cela, car ce transfert n'a fait l'objet d'aucune délibération, tant en présence de Monsieur le Maire qu'après son départ et celui des parents. L'ordre du jour du comité ne comportait d'ailleurs aucune délibération. 

Le document intitulé "Débat d'orientation budgétaire 2016" précise (seconde page non numérotée): "Ce débat tend à présenter les orientations générales du budget de la caisse de écoles de l'année à venir, et ce, préalablement à son examen lors du vote du budget primitif". En vertu de quoi, le rapport d'orientation budgétaire se conclut par la mention "prend acte du débat d'orientation budgétaires", sans qu'il soit procédé à un quelconque vote.
 
Afin qu'il soit clairement établi qu'aucune décision n'a été mise en délibération lors du comité du 11 février 2016, je vous demande de communiquer à tous ses participants, dans les meilleurs délais, le procès-verbal de la séance. 
 
Je vous en remercie et vous prie de recevoir mes cordiales salutations.

Francis Valenti
Elu, membre du comité de la Caisse des écoles.
(*) Directrice générale des services
Lors du conseil municipal du 15 février, nous avons demandé au maire si le transfert de la gestion des études est acté sans délibération du comité de la CDE ou de son assemblée générale. Embarrassé par notre insistance à obtenir une réponse claire, il a dit: "prenez vos responsabilités". C'était bien notre intention…


 

Le 05 février 2016, quel avenir choisissez vous ?

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Et si vous étiez brutalement projetés en 2025 ? Dans quelle situation trouveriez vous le monde, comment pensez vous qu'il ait changé, en bien ou en mal ? C'est ce voyage dans le temps que nous propose la compagnie NAJE dans la pièce « Les visiteurs du futur », vendredi 5 février à 20h30 à Palaiseau.
C'est du théâtre, oui mais du théâtre-forum : le but du jeu, à partir de la pièce, est de discuter de ce qu'on souhaite pour le futur et quoi faire pour y arriver. Pour avoir vu une ébauche de la pièce cet été lors d'Alternatiba aux Ulis, on vous recommande vivement !
Ce sont nos amis de Palaiseau Terre Citoyenne qui ont pris cette belle initiative à laquelle nous nous sommes associés, avec également les Citoyens Actifs et Solidaires d'Orsay. A ne pas manquer !
Vous trouverez ici le flyer de l'événement, à faire circuler
 

Les visiteurs du futur
Théâtre – Forum
Vendredi 5 février, 20h30
Salle des Champs-Frétauts, Palaiseau
à l'angle de la rue Carnot et de l'avenue du 8 mai 1945
(tout près du Cinépal)

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Assemblée citoyenne : « Enjeux climatiques » avec Gilles Ramstein

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Evènements, Les rendez-vous

A l'occasion de la sortie de la sortie du dernier livre de Gilles Ramstein, climatologue buressois, le BUS organise une assemblée citoyenne intitulée :

Enjeux Climatiques, comment se situe la perturbation que nous vivons dans l'histoire du climat de la terre ? 

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Gilles Ramstein nous a propulsé dans un fulgurant voyage de quelques milliards d'années à travers les climats de la terre. Attachez vos ceintures !

Réponses du Quizz sur le dérèglement climatique

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1.    Quelle est la cause du réchauffement climatique depuis l’ère pré-industrielle  ?

Ce sont évidemment les gaz à effet de serre. Les courbes ci-dessous sont extraites du site http://www.bloomberg.com/graphics/2015-whats-warming-the-world/ et donnent le réchauffement sur la période 1880-2005 suivant les différents facteurs considés. Elles montrent clairement l’influence des gaz à effet de serre (courbe verte foncée). La somme de tous les effets naturels (changements d’orbire de la terre, de la surface solaire et des volcans) oscille autour d’un réchauffement nul (coutbe verte claire). Si l’on prend l’ensemble de tous les effets (courbe rouge : facteurs naturels, gaz à effet de serre mais aussi la déforestation, la pollution à l’ozone et aux aérosols) on retrouve le réchauffement observé (courbe noire).

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2.    Si nous continuons sur le rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à quelle hausse de température peut-on s’attendre d’ici la fin du siècle ?

Dans le rapport du GIEC (Groupe international d’experts sur l’évolution du climat) la température moyenne globale pourrait augmenter de 4,8°C par rapport à la période 1986-2005, comme le montre la figure ci-dessous (courbe violette dite RCP8.5 selon le scénario où l’on continue sur le rythme actuel).
Comme les chiffres sont donnés par rapport aux moyennes constatées sur la période 1986-2005), il faut ajouter 0,7°C (augmentation de température entre le début de l’ère industrielle (1850) et 1986, soit une hausse de 5,5°C par rapport au début de l’ère industrielle.

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3.    Si nous continuons sur le rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, quelles sont les conséquences prévisibles d’ici à la fin du siècle :

Si les 3 premières conséquences sont vraies : les vagues de chaleur doubleront ou tripleront de fréquence ; les évènements extrêmes comme les fortes pluies dans les hautes latitudes (en Europe par exemple) deviendront plus intenses, et se produiront plus fréquemment ; les zones sèches deviendront plus sèches, avec une baisse des précipitations et une hausse des températures, les 2 dernières conséquences sont évidemment inversées : L’augmentation du niveau des mers pourrait atteindre près d’1 mètre et le manteau neigeux dans l’hémisphère nord pourrait diminuer  d’au moins 25%.

4.    A combien estime‐t‐on le nombre de déplacés climatiques par an ?

Vingt trois millions de déplacés climatiques en 2013, trois fois plus qu’à cause des conflits. 80% des
déplacés sont asiatiques. Des instituts de prospective évoquent le chiffre de 200 millions de réfugiés
climatiques par an vers 2050.

5.    Quelle est la hausse de température d’ici la fin du siècle que se sont fixés comme limite les pays du monde entier à la conférence de Copenhague en 2009 ?

En 2009, lors de la conférence mondiale de Copenhague, les pays du monde entier se sont mis d’accord pour limiter la hausse des températures sous 2°C d’ici à la fin du siècle (par rapport aux températures préindustrielles, en 1850). Au-delà de ce seuil de 2°C, les changements climatiques auront de conséquences irréversibles sur la planète. Cependant, plus d’une quarantaine de pays (parmi les plus vulnérables aux changements climatiques) estiment qu’une augmentation de 1,5°C des températures est le seuil maximal à ne pas dépasser.

6.    Pour rester en dessous des 2°C en 2100, quelle fraction de l’ensemble des ressources fossiles faut-il laisser dans le sol ?

En 2012, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a affirmé que pour respecter l’objectif de 2°C, on ne pourra exploiter qu’un tiers de l’ensemble des ressources fossiles prouvées d’ici à 2050. Autrement dit, 2/3 de ces ressources doivent rester dans le sol. Selon les estimations du GIEC, il faut laisser là où ils sont et à jamais plus de 80% des combustibles accessibles (pétrole, gaz naturel,charbon, gaz et pétrole non conventionnels).

7.    Pour rester en dessous des 2°C en 2100, de combien faudra-t-il réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 (par rapport à 2010) ?

Les scénarios qui permettent de respecter l’objectif de 2°C impliquent de ne pas dépasser des niveaux d’émissions mondiales annuelles de 30 à 50 milliards de tonnes CO2eq (équivalent CO2) en 2030.
Pour atteindre cet objectif, il faudra réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 40% à 70% en 2050 (par rapport aux niveaux de 2010), et atteindre des niveaux d’émission proches de zéro en 2100. Si nous retardons les efforts de réduction des émissions jusqu’en 2030, il sera beaucoup plus difficile de maintenir la hausse des températures à un maximum de +2°C.

Questions Bonus

8.    Parmi les gaz suivants, quels sont les gaz à effet de serre ?

Les gaz à effet de serre sont le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone, CO2) , le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) . Il faudrait également ajouter les gaz fluorés (PFC, HFC, SF6). Le diagramme ci-dessous donne le pourcentage des émissions anthropiques des différents gaz à effet de serre.

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Un français produit en moyenne 6 tonnes de CO2 par an. Un aller‐retour Toulouse‐Paris (en voiture ou en avion) produit environ 200 kg de CO2.

9.    Quel est en France le secteur le plus émetteur en gaz à effet de serre ?

Le secteur des transports est en France le plus gros émetteur de gaz à effet de serre, alors que c’est le secteur de l’énergie qui est le plus gros émetteur au niveau mondial. Les diagrammes ci-dessous reproduisent la répartition (en %) des émissions de gaz à effet de serre par secteur en France en 2012 (à gauche) et dans le monde (à droite). 

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10.    Quel est le nom de la conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015 ?

COP21 : la 21e Conférence des Parties de la Convention‐cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015, du 30 novembre au 11 décembre. Elle a pour but d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

11.    Qui a dit : « Vingt pour cent de la population mondiale consomment les ressources de telle manière qu’ils volent aux nations pauvres, et aux futures générations, ce dont elles ont besoin pour survivre » ?

C’est le pape François, dans sa lettre encyclique sur l’écologie, officiellement diffusée le 18 juin 2015. C’est le premier texte fouillé sur l’environnement publié par l’Eglise catholique, dans lequel le pape alerte sans ambiguité sur les causes humaines du changement climatique et dénonce la foi aveugle dans les solutions technologiques.