COP21 et enjeux climatiques : BUS se mobilise dans le « forum OFF »

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N'ayant pas été acceptée sous la tente du forum des associations, l'association BUS fait son forum "OFF" à l'extérieur :

Forum OFF : BUS mobilise sur les enjeux climatiques

Mobilisation pour les Enjeux Climatiques et la COP21 : au milieu d'une exposition en plein air, Gilles Ramstein dédicace son nouveau livre : "Voyage à travers les climats de la Terre".

Forum OFF : Gilles Ramstein dédicace son dernier livre : Voyage à travers les climats de la Terre

Nous le retrouverons pour l'assemblée citoyenne sur les enjeux climatiques : rendez-vous le 8 octobre à 20h30, mairie de Bure-sur-Yvette dans la salle du conseil pour une assemblée citoyenne intitulée "Enjeux climatiques : Comment se situe la perturbation que nous vivons dans l’histoire du climat de la terre ?"

2 juin 2015 – Assemblée citoyenne : Le dérèglement climatique et les enjeux de la COP21

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En décembre 2015, la 21ème Conférence sur le Climat (COP21) aura lieu à Paris avec l’objectif de prendre des mesures urgentes pour sauver notre écosystème mis à mal par les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pourtant, le poids des lobbies financiers et industriels enlisent les négociations et les états traînent des pieds.

Afin d’appréhender les mécanismes d’évolution du climat et de saisir l’importance des négociations en cours,
BUS vous invite à venir vous informer et débattre en participant à la conférence-débat

mardi 2 juin 2015 20h30
Mairie de Bures-sur-Yvette, salle du Conseil

Le dérèglement climatique et les enjeux de la COP21

avec

Valérie Masson-Delmotte, 

paléoclimatologue et co-auteur des derniers rapports du GIEC

Céline Ramstein,

chef de projet COP21 à l’Iddri. 

Un grand merci à Céline et Valérie pour leurs interventions. Par la richesse des échanges qu'elles ont sucsités et avec la particpation d'une centaine de citoyens cette assemblée citoyenne a été un succès. 

Reste à faire en sorte que la COP21 conduise à des avancées significatives à la hauteur de l'urgence des enjeux climatiques. 

 

Téléchargez ici la fiche résumé de l'assemblée citoyenne : [PDF].

Compte rendu de l'Assemblée Citoyenne : 

Le réchauffement climatique : conséquence de l’activité humaine

Les simulations par des modèles physiques d’échange d’énergie à l’échelle de notre planète permettent d’estimer le rôle des multiples facteurs influençant le climat (activité du soleil, événements El Nino / El Nina, pollution, météo…). Ces simulations montrent que le rejet de gaz à effet de serre  lié à l’activité humaine, notamment de CO2, est bien la cause principale du dérèglement climatique observé. Il ne s’agit pas d’une simple corrélation, il y a causalité.  

Premières touchées : les populations vulnérables 

Sécheresses, inondations, fonte des glaciers, dégels, cyclones, montée du niveau des mers : l’analyse des conséquences concrètes des dérèglements climatiques passés et prévisibles montrent que les populations les plus vulnérables sont toujours les premières victimes des dérèglements : sans abris, travailleurs du bâtiment sont bien plus touchés que les couches aisées qui font construire des centrales à charbon pour assurer l’alimentation électrique de leur climatisation. 

Echapper au scenario catastrophe : toujours possible mais il y a urgence

Parmi les différents scénarios envisagés, le plus ambitieux en terme de diminution des rejets de CO2 conduirait à une augmentation des températures moyennes qui se stabilise à 2 degrés après 2050. Les conséquences resteraient dans la gamme de celles connues jusqu’à présent. A l’inverse, les scénarios dans lesquels l’utilisation du pétrole du charbon et du gaz se poursuit sur le mode actuel conduirait à un réchauffement de 5 degrés avec des changements brutaux, 30 fois plus rapides que les périodes glaciaires / interglaciaires qu’ont connues les êtres humains, et il n’y aurait pas de retour rapide, les effets dureraient plusieurs siècles.  

Notre « Budget Carbone » mondial consommé au 2/3

C’est le cumul des production de CO2, passées et avenir, qui permet d’anticiper l’amplitude de l’évolution du climat. Pour limiter le réchauffement à 2 degrés, il ne doit pas dépasser 3200 gigatonnes. Nous en avons déjà rejeté les 2/3, il ne nous reste plus qu’1/3 à émettre. La question est donc comment se partager ce « reste à émettre », avec des considérations de justice entre les pays riches et pauvres et entre générations. 

Les enjeux de la COP21 : un accord juste, large, ambitieux, dynamique, financé et qui mobilise la société civile

Juste : les efforts demandés aux différents pays doivent tenir compte de la nécessité de développement des pays émergents et de l’historique des rejets des pays riches. Large : L’accord doit inclure la Chine, l’Inde, les États Unis, dont la contribution aux rejets de CO2 est prédominante. Ambitieux : l’accord doit permettre de limiter le réchauffement à une modification à laquelle nous serons capables de nous adapter. Dynamique : l’ambition doit pouvoir être actualisée en fonction des besoins sans passer par un cycle de négociation de 10 ans. Financé : 100 milliards de dollars sont prévus pour aider les pays à s’adapter aux changements climatiques. A ce jour, seuls 10 milliards sont effectivement financés. Enfin les changements profonds nécessaires ne sont pas seulement du ressort des états. Les entreprises, les collectivités et les ONG doivent aussi être mobilisées. 

Questions / Réponses 

Question : Quelle est l’importance et la signification des deux degrés ? Réponse, il n’y pas de seuil et certains pays trouvent que ce n’est pas assez protecteur. Il n’y a pas non plus d’effet d’emballement. 

Question : A longue échéance, nous aurons une période glaciaire avec une baisse d’environ 5 degrés, c’est peut-être positif de mettre un peu de chaleur dans le système ? Réponse : La terre est sur un trajectoire assez circulaire qui n’est pas propice à une période glaciaire pendant le prichains 10000 ans. 

Question : Pendant le derniers 17 ans, le réchauffement ne s’est pas poursuivi comme prévu par le GIEC. Ne faut-il pas adapter le modèle.  Réponse : On est dans la fourchette basse du réchauffement prévu, mais il y a bien réchauffement et accumulation d’énergie. Un article est parue Jeudi dernier dans science [Science 348 (6239) pp.1066-1067] qui explique ce hiatus concernant la stabilisation du climat. Il montre qu’on n’a pas assez pris en compte le réchauffement de l’Arctique. Il y aurait donc, en fait, un léger réchauffement. 

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  • Un MOOC (cours en ligne, en anglais) pour déjouer les arguments des climatosceptiques : [LIEN]
  • Article mediapart sur le "hiatus" climatique, faisant référence à l'article de science : [LIEN]

 

Contribution du BUS à l’enquête publique CDT Paris-Saclay Territoire Sud

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Ainsi, et malgré sa reconfiguration conséquente depuis un an, la version initiale du projet de CDT validé en septembre 2013, n’a pas été modifiée et est soumise tel quel à enquête publique. Nous ne commenterons donc pas en détail ce projet obsolète mais soulignerons certains aspects fondamentaux qui nous paraissent les plus critiquables. 

1. Le cluster scientifique

La principale motivation, le cluster scientifique, qui a présidé à la genèse du projet nous paraît fragile et comporte un risque qu’il n’a pas été jugé bon d’analyser. Pourtant ce concept de Silicon Valley à la Française est loin de faire l’unanimité. Certains n’hésitent pas à accuser ce projet pharaonique d’être  « en retard sur son temps ». Et si les milliards investis n’apportaient au bout du  compte  que  de  maigres  retombées ?  Pourquoi  une  telle  fuite  en  avant,  sans  aucune précaution ? Alors que d’autres ont choisi une orientation plus prudente avec un avancement mesuré et cohérent avec la construction simultanée des infrastructures nécessaires. Ainsi, et pour ne prendre que cet exemple, nul « plan stratégique » pour le campus de Garching près de Münich, mais un aménagement progressif, en harmonie avec l’environnement agricole et champêtre ; avec des transports bien adaptés et utilisés non seulement par les étudiants, enseignants et chercheurs, mais aussi et surtout par les populations locales ; pas de structures gigantesques sur le campus, comme le déferlement de logements ou commerces, les étudiants et chercheurs préférant habiter dans les lieux de vie existants, non artificiels, évitant ainsi le phénomène de ghetto.
Par ailleurs, on peut noter que le classement de Shanghai, argument massue pour justifier ce regroupement démesuré d’écoles, d’universités, de centres de recherche et même d’EPIC, n’est plus très en vogue. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et la Recherche, Geneviève Fioraso, n’a-t-elle pas déclaré à l’été 2014 : « on ne va pas construire notre politique pour monter dans le classement de Shanghai ! » ???
Nous demandons de revoir le schéma général de l’opération, en particulier celui de l’urbanisme, avec un phasage mesuré et réaliste.

2. Les transports

Les travaux d'aménagement qui ont déjà été engagés, alors que l’enquête publique n’est pas achevée, le montrent bien : les transports sont inadaptés et conduisent à des temps de trajet exorbitants et qui vont empirer dans les mois qui viennent. On a mis la charrue avant les bœufs ! Tout projet d’urbanisme prévoit l’achèvement des voies de circulation et de transport avant l’achèvement des bâtiments. Or, la ligne de métro prévue sur le Plateau, qui coûtera des fortunes (plus de 3miliiards d’euros au bas mot) et dont le financement n’est pas assuré, ne desservira que des zones peu denses et n’arrivera dans le meilleur des cas que plus d’une dizaine d’années en retard par rapport à l’achèvement des bâtiments et logements. D’autres pistes ont été avancées, et qui peuvent être mises en œuvre plus rapidement et à des coûts bien inférieurs : renforcer les lignes RER existantes B et C qui mènent jusqu’à la capitale, les aéroports, les gares TGV et même à Versailles ou Saint-Quentin. Et assurer les navettes entre le Plateau et les gares RER par des bus en site propre, ou des téléphériques après une étude technique approfondie. La gratuité devrait également être envisagée pour les étudiants et le déplacement des populations locales. Enfin, des liaisons douces pour les piétons et deux-roues devraient être privilégiées pour les déplacements sur le Plateau.
Nous demandons de revoir le plan transport, avec l’abandon d’une ligne de métro sur le Plateau de Saclay.

3. La question des logements

En ce qui concerne la construction de logements, s’il est beaucoup question de logements pour
étudiants (ce serait un comble de vouloir accueillir à terme 38 000 étudiants, et plus de 9 000 doctorants et post-docs sans prévoir les logements nécessaires) force est de constater qu’il n’y a aucune indication sur le type de logements familiaux envisagés (selon un rythme annuel de plus de
5 000 logements), en particulier les logements sociaux, pourtant en déficit sur le territoire.
On notera que pas une fois, le terme de logement social n’apparaît dans le document « CDT Paris- Saclay Territoire Sud ». Or « la lutte contre l’exclusion sociale » est l’un des objectifs que le CDT doit mettre en œuvre, comme le rappelle le site du Préfet de la région Ile-de-France. 

Nous demandons de reconsidérer les logements sociaux, en adéquation avec la loi.

4. Les eaux de ruissellement

Le risque d’inondation est certainement le risque le plus préoccupant pour les bassins versants de l’Yvette et de la Bièvre. En effet, l’imperméabilisation des sols engendre des ruissellements importants et pose la question des répercussions sur le risque inondation en vallée de l’Yvette.
Le plateau de Saclay possède un réseau de collecte des eaux de ruissellement (réseau de rigoles) et des étangs qui doivent assurer le stockage et la régulation des débits. Ce réseau, unique en son genre, s’est dégradé dans le temps et a subi diverses interruptions.
Le réseau des rigoles doit impérativement être restauré. En particulier, les rigoles de Corbeville et du Moulon qui sont des composantes essentielles pour la gestion de l’eau sur tout le plateau doivent être rénovées. Les tronçons actuellement interrompus par la RN118 doivent être reconnectés. Il manque indéniablement dans le dossier un phasage de remise en état des rigoles.

Financements

Selon le décret n° 2011-724 du 24 juin 2011 relatif aux contrats de développement territorial prévus par l'article 21 de la loi n° 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, le titre III doit indiquer les principales caractéristiques des actions, opérations d’aménagement et projets d’infrastructures, en particulier l’évaluation de leur coût.
Or, force est de constater qu’il n’existe aucun élément financier relatif aux 54 fiches projets présentés dans le document « CDT Paris-Saclay Territoire Sud », si ce n’est de vagues allusions, lorsqu’elles existent.
Exemple concernant la ZAC du Quartier de l’Ecole polytechnique : « Eléments de financement : A venir »
Enfin, nous alertons sur les opérations dont le mode de financement envisagé est le trop fameux Partenariat Public Privé (PPP). Créé par l’ordonnance du 17 juin 2004 sous l’impulsion d’Alain Madelin, le système des PPP dissimule des bombes à retardement : les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement initial, sans compter les problèmes de non-conformité (voir le tristement célèbre PPP de l’hôpital sud-francilien, et pointé du doigt par la Cour des comptes). Ces PPP concerneraient les opérations d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche suivants : Ecole centrale Paris-Gif, Pharmacie Orsay, IDEEV-Gif, Biologie Orsay, Agro ParisTech.

En conséquence, nous demandons qu’aucune opération d’établissement ne fasse l’objet d’un Partenariat Public Privé.

Merci !

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Evènements

MERCI aux 653 Buressois

qui nous ont exprimé leur soutien dans les urnes.
Bien entendu, nous les aurions souhaités plus nombreux encore. Mais n’oublions pas le chemin parcouru : née il y a à peine six mois, l’association Buressois Unis et Solidaires (BUS) fait désormais partie du paysage. Et durablement.

Merci à nos prédécesseurs au conseil municipal.

Ils n’ont rien lâché, leur investissement au service des Buressois n’a jamais faibli. Ils nous ont soutenus durant cette campagne. Et ils continueront à le faire. Nous savons que nous pourrons nous appuyer sur leur expérience reconnue de tous.

BUS poursuit sa route.

Notre association continuera à animer le débat citoyen, à rassembler autour des valeurs de la gauche anti-libérale et laïque, d’une conscience partagée de l’urgence de la transition écologique. Notre démarche, nos propositions restent d’actualité. Elles ont guidé notre campagne, elles guideront les actions à venir de BUS.

D’autres « stations » à venir !

BUS donnera de nouveaux rendez-vous aux Buressois qui veulent se mobiliser pour une commune plus solidaire en participant à des actions concrètes, en particulier au service de ceux qui souffrent le plus de la politique d’austérité, de ceux qui considèrent que leur voix n’est plus entendue.
Une première date à retenir : Assemblée générale de l’association BUS, ouverte à tous, jeudi 15 mai 2014 à 20 h 30 (salle du conseil à la mairie de Bures)

Voici comment nous assumerons notre mandat

À l’issue du scrutin, un constat inquiétant : l’abstentionnisme a atteint à Bures, comme partout, un niveau inédit à une élection locale. Cela nous appelle à assumer une responsabilité majeure : redonner au mot « politique » son sens le plus noble, à savoir la participation du plus grand nombre à la vie de la cité, au service de l’intérêt général. Reconstruire la confiance entre les citoyens et leurs représentants.

Devoirs

Dans ce contexte, nous serons vigilants quant aux devoirs qui engagent tous les élus : le devoir d’exemplarité, le devoir de cohérence entre les paroles et les actes, le devoir d’écoute de tous sans exclusive, le devoir de transparence des décisions prises. Nous demandons au maire des commissions investies d’une réelle marge de manoeuvre, des conseils municipaux plus fréquents.
Nous ne lâcherons rien sur la nécessité de développer l’implication des citoyens, en partageant avec eux l’information, en les associant à la réflexion et – aussi – à la prise de décision.

Prochains dossiers

Nous interviendrons dans ce sens à l’occasion de l’examen des prochains dossiers que le calendrier impose : mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, ouverture prochaine de l’enquête publique au sujet du contrat de développement territorial (projet Paris-Saclay-territoire Sud) qui concerne directement la commune de Bures.
En notre qualité d’élus, nous nous engageons, auprès de l’ensemble des Buressois, à assumer pleinement et durablement le mandat qui nous a été confié. Nous en rendrons compte régulièrement.

Francis Valenti et Florence Hulot
Élus de BUS au conseil municipal

Sécurité à Bures : faire un travail de fond, cohérent et durable

Ecrit par admin sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Evènements

Face à l’augmentation des cambriolages, la subite prise de conscience de M. le Maire est tout à fait salutaire. Quoique bien tardive. En revanche, les  décisions qu’il prend dans l’urgence, sans vision politique d’ensemble, soulèvent de nombreuses questions.

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Un mandat pour pas grand-chose

Jusqu’en 2008, police nationale, services municipaux, services sociaux, collège, réalisaient un travail régulier de prévention au sein du CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance). M. Vigier l’a ignoré, jusqu’à ce qu’il découvre l’opportunité de mettre en place un… CLSPD avec Orsay.  Les deux policiers municipaux ont davantage été affectés à la verbalisation du stationnement qu’à une présence régulière et dissuasive dans les quartiers.
Le travail de fond est à reprendre.

Plateau de Saclay, Campus Vallée

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

L’information et le débat sont-ils solubles dans la technocratie ?

 D’importants projets vont transformer notre commune et son environnement. Ils ne doivent pas se décider sans vous.

L’autre soir, en conseil municipal, les élus BUS ont questionné M. Vigier sur deux sujets qui nous paraissent importants pour les Buressois :

  • Une enquête publique sur la future Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier du Moulon, située juste en haut du coteau Nord de notre commune, était ouverte jusqu’au 26 novembre 2013.

Cette ZAC, ce n’est pas rien, jugez-en : en plus des établissements existants sur le plateau, vont s’implanter l’Ecole Centrale, l’ENS Cachan, un Learning Center… et 2600 logements étudiants, 2000 logements familiaux, en bref, une nouvelle ville. Or, sous prétexte que seules les communes d’Orsay, de Gif et de Saint-Aubin voient leur territoire communal concerné par cette opération, les habitants de Bures n’ont pas été consultés, ni même informés.

Quand il a été demandé à M. Vigier pourquoi il n’avait pas informé les Buressois dans le bulletin municipal, sa réponse fut typique du comportement d’un vrai technocrate, disant que Bures ne fait pas partie du groupe de travail sur la ZAC du Moulon, qu'il avait bien suffisamment à faire par ailleurs, et donc que les Buressois n'avaient pas à s'exprimer là-dessus !

  • Le deuxième sujet, même un technocrate endurci ne peut nier qu’il concerne tous les Buressois. Il s’agit du projet de Contrat de Développement Territorial (CDT) signé par l'Etat, la Caps et les maires des 7 communes de la frange Sud du plateau de Saclay, dont Bures-sur-Yvette.

Ce gros document (220 pages, sans les annexes, fort nombreuses) détaille l'avenir de nos communes, de façon fine puisque 54 projets y sont décrits. Et il ne s'agit pas d'un simple rapport d'étude: son contenu, une fois approuvé définitivement, s'imposera à nos collectivités, entrainant la révision des Plans locaux d'urbanisme (PLU) communaux.

M. Vigier l'ayant communiqué, en partie, aux élus, nous lui avons fait part de notre inquiétude: il est très peu question de notre vallée dans ce document, qui fait pleuvoir les projets et les millions d'euros sur le plateau. Seuls 4 projets concernent directement Bures, avec des financements incertains et flous.

Rien sur la voie Nord-Sud, ni sur les équipements sportifs à transférer comme préalable à tout projet « centre ville élargi », rien non plus sur les liaisons Bures-plateau du Moulon. Rien enfin sur les conséquences pour notre vallée de la bétonnisation du plateau (flux de circulation, imperméabilisation des sols, notamment) : ce qui conditionne largement l'évolution de notre commune ne figure pas dans le CDT, c'est à dire dans l'avenir prévisible de notre secteur, vu par l'Etat et les aménageurs.

A notre souhait que le CDT soit communiqué à nos concitoyens sans attendre, M. Vigier nous répond qu'il n'est pas encore définitif et qu'il faut attendre la future enquête publique, après mars 2014. Et donc, finalement, vous ne pourriez voir ce CDT qu'après les élections, parce que, c'est bien connu, la période des élections n'est pas faite pour discuter des projets qui vont durablement changer la vie des gens…

Nous, nous mettons cartes sur tables !

Nous vous invitons à fonder votre opinion dès maintenant : nous mettons à votre disposition le lien vers le texte du contrat de développement territorial :

http://www.ile-de-france.gouv.fr/Carrousel/Le-projet-CDT-Paris-Saclay-valide 

Et retenez que nous mettrons en débat le contenu du CDT, ainsi que la méthode technocratique qui a présidé à l'élaboration de l'ensemble de l'opération Grand Paris, lors de l'assemblée citoyenne du BUS le jeudi 6 février.

Le site internet du BUS est en ligne !

Ecrit par Sylvain Ruda sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

Bienvenue à tous sur le site de Buressois Unis et Solidaires (BUS). Nous avons beaucoup travaillé pour qu'il soit le plus clair et le plus utile possible pour les internautes qui s'y rendront, nous l'espérons, de manière assidue.

Nous avons voulu, grâce à cet outil merveilleux qu'est Internet, atteindre quatre objectifs :

  • Présenter Buressois Unis et Solidaires (BUS) à tous ceux qui souhaitent savoir qui nous sommes et ce que nous faisons;
  • Informer sur les nombreux évènements que nous organisons (assemblées citoyennes, ateliers, …);
  • Mettre à disposition de chacun des informations précises et documentées sur les défis que devra relever notre ville dans les années à venir;
  • Permettre à chacun de s'exprimer et de soumettre des remarques et des idées.

N'hésitez-pas à nous faire part de vos remarques et suggestions.