BUS INFO 6 (nov. 2016)

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A télécharger ici : http://b-u-s.fr/wp-content/uploads/2016/11/BUS-6-diff.pdf

Au menu :

Edito : Questions autour d’un chantier

Rue Kastler, dans la pente côté Sud, le groupe Océanis a reçu un permis de construire pour 39 logements. Pourquoi le chantier a-t-il été arrêté ? Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi un tel silence de la mairie ? Comment soutenir les riverains ?

• Brèves de BUS - page 2

Petit Casino, Arrête de Poisson, Ru Kastler, Encombrants, l'actualité buressoise en quelques mots. 

• Finances locales - page 2

À l’insuffisance d’investissement, le maire répond par un tour de magie !
Decryptage d'un tour de passe-passe pour cacher le déficit d'investissement. Incompétence ou mauvaise foi ?
Au mécontentement des parents d’élèves, le maire réponds : « TINA ! » There Is No Alternative. 
Récréation payante, hausse des tarifs du périscolaire, selon le maire il n'y a pas d'autres choix que l'austérité. 
Pas pour nous !

• Privatisation du stationnement - page 3

Ou comment se « goinfrer » sur le dos de la collectivité…

Ce qu’il en coûterait aux usagers, du centre-ville, à la ville. 

• Gestion de l’eau - page 4

L’eau est notre bien commun, sa gestion doit être publique !

Venez en débattre avec Aggl’eau CPS et Régis Taine de la FNCCR
(Fédération nationale des collectivités concédantes et régies)
le mercredi 23 novembre à 20h,
salle polyvalente de l’Espace Val de Gif à Gif-sur-Yvette. 

Pour rejoindre Aggl’eau CPS, contactez : aggleau-cps@ouvaton.org

 

 

 

BUS INFO 4 (nov. 2015)

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

EDITO : TAFTA ou climat, il faut choisir !

En décembre prochain, les gouvernements du monde entier se réunissent à Paris pour les négociations “climat” des Nations unies, dans le cadre de la COP21. Éviter les dangers du changement climatique exige que nous laissions au moins 80% des énergies fossiles dans le sol. Cela signifie une transition de nos économies, du type d’énergie que nous produisons et de la façon dont nous la consommons. Mais un accord de libre-échange menace de nous conduire dans la direction exactement contraire, et d’organiser la main-mise des multinationales sur notre capacité à orchestrer la transition énergétique nécessaire pour répondre à la crise climatique.
TAFTA ou TTIP, le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, actuellement en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis, donne aux entreprises des droits exceptionnels et inédits qui pourraient tuer dans l’oeuf toute perspective de solution climatique – et nous enfermer dans le scénario actuel. Les lois qui pourraient faciliter une transition énergétique juste et équitable, par exemple, sur les flux financiers, l’efficacité énergétique ou les normes environnementales, pourraient être vues comme des violations des traités commerciaux.
De telles lois favorables au climat pourraient être rejetées ou ne jamais voir le jour si l’UE et les USA signent le TAFTA.
Le règlement des différends Investisseur-État (ISDS) est une disposition du TAFTA qui donnera aux grandes entreprises le droit de poursuivre les gouvernements si elles estiment que leurs profits sont affectés par de nouvelles lois. L’ISDS pourrait non seulement annuler des lois favorisant actuellement la justice climatique, mais également agir en arme de dissuasion, qui ferait renoncer les gouvernements à des lois environnementales afin d’échapper aux risques de poursuites.
Ces menaces ne sont pas théoriques. L’ISDS est déjà utilisé par les entreprises dans le cadre d’accords existants. Pour prendre quelques exemples liés à l’énergie :

  • La compagnie suédoise Vattenfall a utilisé l’ISDS pour demander 4,7 milliards de compensation au gouvernement allemand suite à sa décision de renoncer à l’énergie nucléaire.
  • Le gouvernement égyptien a levé son interdiction d’importer du charbon après qu’une compagnie cimentière étrangère opérant dans le pays ait menacé de le conduire au tribunal.

Nous vous invitons à venir vous informer et débattre au Forum « TAFTA contre CLIMAT – dangers et alternatives » le samedi 14 novembre 13h30 – 20h – à l’Espace Jacques Tati (7 avenue Foch, Orsay)
Des tables-rondes sur l’impact des accords de libre-échange sur les énergies fossiles et le climat, les déplacements de populations, la question agricole, les droits de l’homme… seront animées par de nombreux conférenciers et acteurs de terrain : Maxime Combes (ATTAC), David Ammar (Collectif 91 NON aux gaz et huile de schiste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne FDG), Jan Robert Suesser (LDH), Amélie Canonne (AITEC), José Morales (Délégué du Conseil paysan Kabawil), Claude Girod (Confédération Paysanne), Michel Dubromel (France Nature Environnement).
Une restauration sur place est proposée à partir de 19h. contact : stoptafta-caps@ouvaton.org
Le Forum sera suivi d’une projection-débat à 20h30 au cinéma Jacques Tati, « This changes everything » de Naomi Klein et Avi Lewis, suivi d’un débat animé par Gilles Lemaire (ATTAC).

Paris Saclay : l’Enquête publique CDT 2 !

Il y a un an, une enquête publique concernant le Contrat de Développement
Territorial Paris Saclay Territoire Sud était ouverte. Nous dénoncions alors un
document obsolète décrivant des projets déjà engagés, dont la pertinence était
discutable et le financement imprécis. Près de 700 citoyens et associations s’étaient
exprimés, puis la commission d’enquête a rendu son verdict en avril 2015 : « avis
défavorable », l’une des recommandations étant de « renforcer substantiellement
la concertation ». Dans un premier temps, cet avis a fait naître l’espoir d’une
concertation démocratique, mais que nenni !
Un dossier actualisé à la marge, sans concertation préalable des citoyens.
Au lieu d’organiser un débat public, on nous soumet un nouveau CDT marginalement
modifié, sans concertation préalable des citoyens et faisant encore apparaître
de nombreuses incohérences. Il constitue toujours un catalogue de projets
sans vision globale de leurs impacts sur notre qualité de vie. Il ne garantit en rien
que les territoires agricoles traversés par la ligne de métro prévue ne deviennent
finalement des réserves foncières destinées à de futurs aménagements.
Impact environnemental et liaisons nord-sud négligés.
L’évaluation environnementale associée au dossier du CDT n’étudie pas globalement
l’impact des aménagements prévus sur le plateau. Les conséquences du
déménagement d’entreprises, d’écoles et de laboratoires, ne sont pas développées,
tant au niveau de leur implantation initiale que de leur nouvelle. Les déplacements
quotidiens générés par ces aménagements ne sont toujours pas évalués, la ligne 18
en service en 2024 étant présentée comme la solution à toutes les difficultés potentielles,
alors que d’autres solutions moins coûteuses et plus efficaces existent.
Comment faire entendre notre voix ?
Nous avons vraiment le sentiment que l’on nous ressert le même plat et qu’en
relançant une nouvelle enquête publique, c’est vers un avenir écrit d’avance et inaliénable
que le Comité de pilotage (villes, CAPS, État) nous conduit. Nous sommes
convaincus que la préservation d’espaces naturels et agricoles au sein de la région
Ile de France est une nécessité vitale pour l’avenir ; ces milliards dépensés sans
réelle création d’activités ne servent qu’à dégrader l’environnement des Franciliens
au lieu d’accroître leur bien-être et leur qualité de vie. Certes il est incontournable
de participer à cette nième enquête publique pour nous exprimer, mais il est aussi
urgent de réfléchir à d’autres moyens d’actions. Il faudra de plus demander aux
candidats aux prochaines élections régionales de prendre clairement position au
sujet de l’avenir du Plateau de Saclay.
Les documents officiels relatif à la prochaine enquête publique sont disponibles ici :
http://www.caps.fr/amenager/les-grands-projets/contrat-developpement-territorial/
Enquête Publique CDT du 2 au 28 novembre 2015,
registre disponible en mairie de Bures-sur-Yvette

À cocher sur vos agendas : mardi 15 décembre 2015 !
C’est la date de la prochaine assemblée citoyenne de BUS !
«Loi sur le renseignement : plus de sécurité ou moins de liberté ?»

Petit conte, l’air de rien

Bures, en 20xx
Forte de son expérience dans le domaine de l’eau, la Compagnie Panama-Leauniaise des Airs a appris depuis longtemps à nous vendre de l’air. C’est grâce à cette expertise qu’elle a convaincu nos gouvernants qu’il fallait protéger les populations contre la pollution de l’air ambiant en les faisant vivre sous cloche. C’est la Leauniaise qui a décroché, il y a déjà des lustres, l’énorme marché de l’installation et de la gestion des cloches de survie, reliées entre elles par les tubes du RER (réseau express de récupération). Depuis, c’est elle qui gère les infiltrations d’AP (air pur) à l’intérieur des cloches, elle aussi qui recycle l’AU (air usé) que nous produisons. Et nous sommes maintenant habitués à porter sur le dos nos appareils de récupération d’AU et nos compteurs individuels pour la facturation. Oh, certes, notre espérance de vie heureuse a bien diminué depuis les temps anciens où chacun respirait à sa guise. Mais nous survivons… Encore faut-il être vigilants ! Car voilà que de dangereux utopistes nous disent qu’il est possible de vivre à l’extérieur des cloches de la Leauniaise, que l’air y est libre et gratuit, que des populations entières décident de la meilleure manière d’utiliser leur air pur : ils ont même donné un nom à ce régime, qu’ils appellent Régie publique de l’air.
Et si cela était vrai ? S’il suffisait de faire un trou dans notre cloche protectrice pour tâter de cette liberté ?
Leauniaise et vous chers actionnaires, nous vous en prions : aidez nous à résister à la tentation !

Rejoignez la Marche pour le Climat à Paris Dimanche 29 novembre

À moins de trois semaines du coup d’envoi, le 30 novembre, de la COP21, le chemin à parcourir reste considérable : l’analyse par les Nations Unies des engagements de 146 états membres (publiée le 30 octobre) montre que les émissions globales de gaz à effet de serre seront de 15 % supérieures en 2030 par rapport à 2010, alors que le GIEC invite à les réduire de 40 à 70 % d’ici à 2050 ! Nous aurons consommé en moins de 15 ans 75 % du budget carbone disponible.
Si la COP21 devait donc valider ces engagements, sans négociations pour les revoir à la hausse immédiatement, le réchauffement climatique serait très largement supérieur à l’objectif maximum de 2° C d’ici à la fin du siècle.
Dans le monde entier, montrons à nos gouvernements que la société civile est mobilisée pour que des mesures justes et efficaces soient prises face au dérèglement climatique.
Dimanche 29 novembre, à la veille de l’ouverture du sommet sur le climat, nous serons des centaines de milliers, de tous horizons, à marcher dans les rues de Paris, pour faire entendre haut et fort nos attentes à nos responsables politiques.

BUS INFO 3 (mai 2015)

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

 

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EDITO : Climat : Ca urge !

Depuis plusieurs décennies, le climat se modifie du fait de l’activité humaine.
Le 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est sans appel : si nous n’agissons pas pour réduire significativement les émissions mondiales de gaz à effet de serre, les conséquences seront dramatiques pour tous les territoires et toutes les populations.

Malgré l’urgence, le poids des lobbies financiers et industriels, l’inaction des responsables politiques, enlisent les négociations. Depuis la conférence de Copenhague de 2009, on assiste en effet à un cycle d’échecs des négociations internationales Le groupe de travail supposé proposer des mesures d’urgence pour la période 2012-2020 est au point mort.

En décembre 2015, Paris accueillera le 21e Sommet pour le Climat (COP 21), censé déboucher sur des actions ambitieuses, mais le texte de négociation pour Paris n’évoque que des projections à 2030 ou à 2050, voire à la fin du siècle ! On ne parle plus d’un accord négocié, global et contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre : au contraire, en conformité totale avec l’idéologie néolibérale du laisser-faire, les États sont simplement appelés à déclarer leurs « intentions » en matière de réduction des émissions.

Ces déclarations devaient ensuite être agglomérées pour vérifier leur compatibilité avec l’objectif des 2° C maximum d’augmentation de la température globale. Elles étaient attendues pour mars 2015 mais ont été reportées à octobre 2015, soit deux mois seulement avant la conférence de Paris ! Seuls une trentaine de pays sur 196 sont actuellement à jour.

Les principaux pollueurs, États-Unis et Chine, ont pris les devants : la Chine ne baissera pas ses émissions avant 2030, elle pourrait même les doubler, malgré ses efforts en matière d’efficacité énergétique, si son taux de croissance se maintient. Les Etats-Unis, eux, se contentent d’une petite réduction de 13,8 % des émissions entre 1990 et 2025.

Pourtant, si les gouvernants ne semblent aujourd’hui pas prêts à engager les profondes transformations que cela implique, les mouvements pour la justice climatique, qui ne cessent de prendre de l’ampleur à l’échelle internationale, entendent bien donner de la voix à l’occasion de la conférence de Paris.

Afin d’appréhender les mécanismes d’évolution du climat et de saisir l’importance des négociations en cours, BUS vous invite à venir vous informer et débattre …

Conférence-débat, le mardi 2 juin 2015 20h30

Mairie de Bures-sur-Yvette, salle du conseilLe dérèglement climatique et les enjeux de la COP21 (1)
avec
Valérie Masson-Delmotte – paléoclimatologue et co-auteur des derniers rapports du Giec (2)
Céline Ramstein – chef de projet COP21 à l’Iddri 

Au sujet du désintérêt supposé des parents d’élèves

Assemblée générale de la Caisse des écoles, 15 avril 2015. Monsieur le maire, déplore le « manque d’investissement » des parents d’élèves buressois. Il tente des explications qui ne semblent pas le convaincre lui-même : « individualisme », « consumérisme ». Il en conclut la nécessité de mettre un terme à l’existence de la Caisse des écoles. L’opposition catégorique des parents présents le contraint à surseoir à son projet.
Quels enseignements tirer de cette anecdote ? D’abord, que les parents ne sont pas si indifférents à l’égard de ce qui concerne de près ou de loin la scolarité de leurs enfants. Ensuite, que donner des explications pifométriques ne dispense pas de se poser les vraies questions.
Tout est-il fait pour que les parents se sentent, ne serait-ce qu’un peu, concernés ?

Les cantonner, pour l’essentiel, au statut d’usagers destinataires de factures du service scolaire est-il motivant ? Les choix faits récemment sont-ils de nature à convaincre la majorité d’entre eux que la municipalité est attentive à leurs attentes ? De mémoire, à quel projet structurant ont-ils été associés ?

À vrai dire, peut-on parler de « politique scolaire » à Bures ?
Lorsque les travaux du plus important groupe scolaire (Léopold Gardey) sont reportés aux calendes grecques ? Lorsque l’organisation retenue pour les nouveaux rythmes scolaires a été choisie parce que la moins coûteuse ? Lorsque la mairie décide de réduire le nombre de classes transplantées ? Lorsque le projet éducatif de territoire (PEDT) a été rédigé sans que les parents aient été associés à la définition des ses objectifs ?
En quoi pourrait consister une politique scolaire digne de ce nom ?
Première réponse qui vient à l’esprit : à faire l’exact contraire de ce que fait l’actuelle municipalité. A commencer par considérer que l’école n’est pas seulement un coût, que les parents ne sont pas seulement des consommateurs de services.
Seconde piste : identifier les attentes des parents, en les associant à un travail de réflexion collective, approfondi et tenace. Ne le fait-on pas, bon an mal an, pour des questions d’urbanisme ? Pourquoi, dès lors qu’il s’agit de nos enfants, cela n’est-il jamais envisagé ?

Enquête « d’inutilité » publique

Après la consultation citoyenne sur le CDT Paris-Saclay : un avis défavorable aux allures de camouflet !
Dans nos précédents numéros de BUS Infos, nous vous appelions à participer à l’enquête sur le Contrat de développement territorial (CDT) Paris-Saclay. Les contributeurs (676) ont déposé un avis sur les registres d’enquête, et sur ces participants (nombreux!), seuls 5 % étaient clairement favorables au projet de contrat, 80 % critiques, et 15 % défavorables, selon le décompte de la commission d’enquête. Celle-ci a tenu compte de ces avis, en rendant, fait rarissime pour ce type de consultation, un avis défavorable à l’unanimité !
La commission a émis des recommandations fortes sur des aspects essentiels du contrat (transports et déplacements, développement économique et social, cadre de vie, gouvernance). Elle a surtout mis en avant le fait, dénoncé par de nombreuses voix, citoyens ou associations (dont BUS), que le projet de CDT n’est plus à jour, en retard sur les travaux et sur les décisions des élus issus des dernières élections.
L’État et son aménageur, l’établissement public Paris-Saclay (EPPS), ont déjà laissé entendre qu’ils n’étaient en rien obligés de suivre les avis émis dans le cadre de cette enquête. Ce serait une décision bien dommageable pour l’idée même de concertation, et pour l’avenir des habitants de notre région !
Mais cela ne nous empêchera pas de demander encore et toujours que soit ouverte une concertation large et transparente sur les problèmes de fond liés au projet Paris-Saclay : existence d’un « cluster » pharaonique, logements pour tous, préservation des espaces agricoles, transports adaptés aux besoins (donc pas le métro tel qu’il est prévu !), etc.
C’est de cela qu’il doit enfin être question, et non pas d’enchaîner les enquêtes publiques les unes derrière les autres (tout récemment sur le secteur de Corbeville, puis sur le transfert de l’ENS Cachan, en attendant la suite…) sans laisser aux citoyens le temps de la réflexion.

Eau : pourquoi pas la régie publique ?

Dans notre commune, l’eau potable est fournie par Suez Environnement (ex Lyonnaise), une des trois grandes entreprises qui se partagent 70 % du marché de l’eau en France. La concession, signée pour trente ans avec cette société privée, arrive à échéance en 2018.
L’eau est un don de la nature et elle est indispensable à notre vie. Faire baisser le prix du m3 tout en améliorant la gestion et le rendement du réseau nous paraît toujours d’actualité ! Nous n’abandonnons pas l’idée d’un retour en régie publique.
Pour ce faire, un important travail préparatoire devra être accompli : aspects juridiques, financiers, techniques et sociaux… Nous invitons donc les Buressois intéressés par ce problème à rejoindre le groupe Eau de BUS : contactez la référente du groupe Danielle Courteau (danielle.courteau015@wanadoo.fr )ou écrivez à BUS (buressois.unis.solidaires@gmail.com ).

BUS Infos 2 – Réforme territoriale et Enquête CDT

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

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Édito

Réforme territoriale, projet d’intercommunalité géante : et Bures dans tout cela ?

Le 12 novembre, un conseil municipal ex- traordinaire délibèrera sur le projet de « Schéma régional de coopération intercom- munale » (SRCI) présenté par le préfet de région. Ce projet nous concerne au plus haut point.

À partir de la fusion de 5 communautés d’agglomérations existantes (dont la CAPS), il s’agirait de créer un « établissement public de coopération intercommunale » (EPCI) de 58 communes, d’une superficie de 423 km2 et d’une population de 800 000 habitants. En d’autres termes est envisagée l’intercom- munalité la plus étendue et la plus peuplée autour de la future Métropole du Grand Pa- ris (voir carte page suivante).

Ce projet relève de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirma- tion des métropoles, dite loi « MAPAM », du 27 janvier 2014, qui crée des collectivités nouvelles appelées « métropoles » (dont celle du Grand Paris) et impose, dans la grande couronne, des regroupements de communes d’au moins 200000 habitants.

La réforme territoriale engagée depuis fin 2012 comprend un autre volet législatif : le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dont l’examen est annoncé pour la fin de l’année. Il prévoit des transferts massifs de compétences à deux niveaux : des départements vers les ré- gions plus puissantes et moins nombreuses, des communes vers les métropoles et les intercommunalités dont certaines – suivez notre regard – seraient frappées de gigan- tisme.

C’est un bouleversement profond de l’orga- nisation territoriale du pays qui est engagé, de l’échelon national à l’échelon local. Un bouleversement de l’organisation de la Ré- publique, qui appelle le débat citoyen le plus large, y compris dans notre commune.

Que pèserait notre commune dans un telle intercommunalité ? Quelle alternative en- visager, respectueuse à la fois des besoins des habitants et des principes républicains d’unité, d’égalité et de solidarité ? À quelle échelle ? Avec quelles prérogatives ? Quelle représentation démocratique ?

BUS vous invite à venir en débattre​

Soyez les bienvenu(e)s à notre prochaine Assemblée Citoyenne
Vendredi 7 novembre à 20h30, salle des conseils, mairie de Bures-sur-Yvette

La réforme territoriale, de quoi s’agit-il ?

Avec la participation de 
Claude Vazquez, 
conseiller général, président de l’Association départementale des élus communistes et républicains.


Quatre raisons (entre autres) de refuser le projet d’intercommunalité en l’état
  • Le gigantisme, en contradiction avec la réalité de notre territoire et les objectifs de la loi, à savoir la mise en place d’intercommunalités « dont la taille corres- pondra aux réalités vécues », présentées comme des « structures de proximité » respectueuses des « bassins de vie ».
  • Un cadre légal encore trop imprécis quant aux transferts de compétences de la commune à l’EPCI. Quelles prérogatives la commune conservera-telle ?
  • Une inquiétude forte quant à la gouvernance et à la représentation démocratique de la population. S’agissant des intercommunalités, ce n’est pas la priorité du gouvernement : « il faudra ainsi leur donner le moment venu (sic) toute leur légitimité démocratique. » (Projet de loi, exposé des motifs, page 5).
  • Une « consultation » qui donne le dernier mot aux représentants de l’État, quand bien même la majorité des communes concernées émettraient un refus (Projet de loi, article 15).

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Réforme territoriale : le sujet mérite un grand débat citoyen et un référendum national !

Le gouvernement affiche trois objectifs : « simplifier et clarifier le rôle des collec- tivités locales ; faire des territoires les moteurs du redressement économique du pays ; renforcer les solidarités territoriales et humaines ». Soit, mais la réforme territoriale est aussi un élément de la politique générale de réduction des dépenses publiques, de la politique d’austérité que nous subissons.
Elle s’accompagne d’une rhétorique visant à rendre acceptable, sans débat avec le citoyen, le séisme institutionnel qui se prépare. Sans attendre notre assemblée citoyenne du 7 novembre, nous vous livrons quelques-unes des interrogations que nous inspirent le projet de loi et les propos de nos gouvernants.

Faux nez de l’austérité ?

Le gouvernement a décidé de réduire ses dotations aux collectivités territoriales de 11 milliards d’ici à 2017, soit une baisse an- nuelle de 3,6 milliards. C’est la contribution imposée aux collectivités pour la réduction des dépenses publiques.
Est-il possible de relancer l’activité des entreprises en les privant de la commande publique ?

Des économies, vraiment ?

« À terme (sic), toutes ces évolutions auront pour effet des économies budgétaires ». André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, Le Monde, 6 août 2014.

Même l’agence de notation américaine Moody’s pense que la réforme – dont le coût n’est jamais évalué – ne ferait que redistri- buer les coûts.

Des territoires mis en concurrence ?

« [...] Aujourd’hui, la compétition écono- mique ne se fait pas seulement entre les pays, elle se fait entre les territoires ».

André Vallini, sur France 2, AFP 23 juillet 2014. Des métropoles dynamiques et puissantes à la place des départements d’un côté. Des dé- partements maintenus dans les « pays » de l’autre. Comment ne pas craindre un décro- chage irréversible entre territoires urbains et ruraux ?

Vers la fin des services publics ?

« [...] la notion de « services au public » est substituée à la notion de « services pu- blics » [...]. Cette modification sémantique traduit la volonté de traiter la question de l’accès aux services de façon globale, sans distinction relative au statut de l’opérateur».

Sénat : étude d’impact concernant le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, juin 2014 (page 96).
Désengagement assumé de l’État, abandon annoncé du principe républicain d’égalité :

« Ce sont les régions qui doivent assurer l’égalité entre territoires grâce aux fonds eu- ropéens ». Manuel Valls, 10 octobre 2014, congrès de l’association des régions de France (ARF).


Paris-Saclay : enfin une enquête publique à Bures ! Mais…

Dans le BUS Infos n° 1, comme durant la campagne des municipales, nous vous avons parlé du Contrat de Développement Territorial (CDT) Paris-Saclay Territoire Sud. Nous vous alertions de l’impact important des projets décrits dans ce document sur Bures et son environnement. Nous dénoncions le manque d’information et de concertation dans notre commune à ce sujet. Une enquête publique sera ouverte, y compris à Bures, ,du 17 novembre au 18 décembre 2014. Nous devrions donc nous en féliciter. Enfin presque …

Pour une grande part, les travaux d’aménagement sont déjà engagés

De nouveaux chantiers sont régulièrement ouverts sur le plateau, venant s’ajouter à ceux déjà bien avancés. On n’en est plus vraiment au stade du « projet ». La loi l’im­pose, mais que penser d’une enquête publique engagée « après la bataille » ? Honnête et pertinente à ce stade ? Concernant la zone du Moulon, quels travaux pourraient encore être arrêtés, après 4 autres enquêtes publiques qui en « autorisent » déjà un nombre certain ?

On nous demande notre avis sur un document en partie obsolète

Parmi les nombreux projets présentés dans le CDT, certains sont déjà en cours de réalisation (TCSP Gif-plateau de Saclay), d’autres ont été largement modifiés (carrefour ré-aménagé au Christ de Saclay), d’autres sérieusement compromis (redynamisation du centre commercial et éco-quartier aux Ulis). De plus, il y manque toujours des éléments très importants, en particulier financiers, contrairement à ce que préconise le décret créant les CDT.

Raisons de plus pour faire entendre votre voix !

Alors, que faire ? S’abstenir de participer à l’enquête publique ? En aucun cas ! Cela vaudrait encouragement pour ceux qui méprisent, à ce point, l’avis des citoyens que nous sommes. Dans le registre ouvert au public, inscrivons, noir sur blanc, notre exi­gence d’une concertation digne de ce nom, fondée sur des informations complètes et actualisées. Exprimons clairement notre exigence de transparence, en particulier financière.

Nous sommes persuadés, que par leur nombre et leur pertinence, nos observations à tous peuvent encore faire évoluer le projet Paris-Saclay Territoire Sud.

Comment participer à l’enquête publique du 17 novembre au 18 décembre 2014 ?

  • Soit venir écrire directement sur l’un des registres d’enquête, en mairie de Bures ou dans l’une des autres communes de la Caps,
  • Soit adresser une lettre au commissaire enquêteur en mairie de Gif ;
  • Ou encore, nous confier votre texte, à l’adresse :buressois.unis.solidaires@gmail.com  , nous le déposerons en votre nom.

École Léopold Gardey : du nouveau ?

Nos propositions de campagne (voir Cap à Gauche page 12) pour une modernisation du groupe scolaire demeurent d’actualité : compactage, élargissement des bâtiments, ossature bois, une école du xxie siècle avec beaucoup moins de déperdition d’énergie. Cela semble maintenant intéresser le maire de Bures. Il a demandé à la société Oxylium de faire une estimation de notre projet… À suivre !

[BUS INFO 2 en PDF]

BUS Infos 1 – Juin 2014

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

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Édito

Vous avez en main le premier numéro de « Bus Infos », journal de l’opposition municipale représentée par Francis Valenti et Florence Hulot.
La campagne des élections municipales passée, BUS a bien l’intention de poursuivre sa route. Notre association a l’ambition de continuer à animer le débat citoyen et de rassembler, autour des valeurs de la gauche antilibérale, laïque et consciente de l’urgence de la transition écologique.
Le 15 mai 2014, lors de son assemblée générale, BUS a dégagé des axes de réflexion prioritaires et des pistes d’actions pour les mois à venir. Il agira en observatoire de la vie politique locale, par une analyse des projets locaux et soumettra, avec le souci de l’intérêt général, des propositions alternatives concrètes. La réflexion, l’analyse et la confrontation des idées n’étant pas l’apanage des seuls « experts », il poursuivra et approfondira ses actions d’éducation populaire.
D’autres assemblées citoyennes, au gré de l’actualité, jalonneront son parcours. Nous interviendrons dans ce sens à l’occasion de l’examen des prochains dossiers que le calendrier impose : mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires et ouverture prochaine de l’enquête publique sur le contrat de développement territorial (projet Paris-Saclay-territoire Sud), qui concerne directement la commune de Bures.

Plateau de Saclay

Au Nord de Bures,les pelleteuses construisent une ville nouvelle… 
Les travaux avancent : École centrale et ENS au Moulon (Gif-sur-Yvette), Centre de recherche EDF et pont sur la N118 à Polytechnique (Palaiseau).
Ce projet constitue une hérésie d’aménagement du territoire (cf. Assemblée citoyenne de BUS du 6/02/14) :

  • destruction irréversible d’excellentes terres agricoles,
  • imperméabilisation des sols en bordure de plateau induisant des risques de ruissellement non maîtrisés,
  • déplacement inutile et injustifié d’institutions (1) et avenir incertain du Campus Vallée,
  • atteinte au système universitaire : démocratie, maîtrise des formations, liberté de la
  • recherche,
  • 100 000 personnes qui travailleront sur le plateau sans réelle création d’emploi,
  • augmentation de la circulation automobile dans un réseau déjà saturé.

Ce développement massif de constructions neuves, sans respect de l’environnement et avant même la mise en place d’un réseau de transport suffisant, constitue une grave erreur de stratégie. Cela nous concerne directement comme citoyens et comme Buressois. Il est encore temps d’agir pour infléchir ce projet : les enquêtes publiques ne sont pas encore terminées !
La 4e enquête publique sur la ZAC du Moulon se déroule du 2 juin au 5 juillet. Elle « oublie à nouveau Bures-sur-Yvette alors qu’il s’agit de l’aménagement de 333 hectares juste au Nord de la commune, qui concerne tout autant Bures que Gif, Orsay et Saint-Aubin. À ce sujet, le maire de Bures – devenu président délégué de la CAPS – reste muet. Il nous appartient de dénoncer haut et fort ce déni de démocratie !
Exprimez-vous en participant à l’enquête publique
En écrivant…

  • soit directement dans le registre public en mairies de Gif (2) ou d’Orsay (3)
  • soit par courrier à M. Redon, commissaire-enquêteur, Mairie de Gif (9, square de la mairie, 91190 Gif-sur-Yvette)
  • soit par courriel signé à buresssois.unis.solidaires@gmail.com qui le transmettra

Que demander ?

Les éléments du dossier :
http://www.epps.fr/concertation/concertations-a-venir/ qui montrent un aménagement du territoire sans souci des équilibres de vie.
Quelques exemples de requêtes possibles :

  • demande d’annulation de l’enquête publique. Seul est recevable un projet fondé sur une étude tenant compte des incidences sur tout le périmètre concerné incluant Bures ;
  • mise en place immédiate d’un moratoire : ce projet ne doit pas s’élaborer alors que tant de modifications des règles institutionnelles sont en chantier : régions, départements, agglomérations, métropole du Grand Paris…
  • arrêt des constructions jusqu’à réalisation des transports publics adéquats, y compris l’amélioration très attendue du fonctionnement du RER B ;
  • création d’observatoires sur l’hydrologie et la préservation de l’environnement ; la mixité sociale à l’échelle communale ; le prix des terrains et des constructions.
1. École Centrale de Paris de Châtenay-Malabry. / Agro Paris Tech de Grignon / ENS de Cachan, EDF de Clamart …
2. Lundi 13 h 30-18 h, mardi à vendredi : 8 h 30-12 h et 13 h 30-18 h, samedi 8 h 30-12 h
3. Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8 h 30-12 h 30 et 13 h 30-18 h, jeudi 8 h 30-12 h et 14 h-18 h, samedi 9 h-12 h

Conseil municipal le 25 juin… deux mois d’attente !

Deux mois sans conseil municipal, c’est le rythme de la démocratie locale à Bures-sur- Yvette !
Et pendant ce temps, rien ne se serait passé ? Regardons de plus près :

  • la réforme des rythmes scolaires, sur une décision personnelle du maire, sera appliquée à Bures sans tenir compte de l’avis des parents ni de la « concertation » engagée (voir page suivante) ;
  • l’enquête publique sur la ZAC du Moulon est lancée depuis début juin sans aucune
  • information pour les Buressois (voir notre article) ;
  • une des plus grandes associations de Bures (l’USBY) passe tout près d’une dissolution

dans la discrétion et la déception de ses animateurs bénévoles…
Et notre maire, lui, court de fête en rencontre de coin de rue, sans parler des obligations qui vont avec ses nouvelles responsabilités : à la Caps, il est devenu président délégué au développement économique de la communauté, spécialité buressoise bien connue, avec à la clé une augmentation de 150 % de son indemnité (1). Et il préside dorénavant le Siom (syndicat intercommunal des ordures ménagères) ! Qui a dit « qui trop embrasse mal étreint » Cette impression de manque de maîtrise avait déjà marqué le précédent conseil municipal du 28 avril. Un ordre du jour pléthorique, des explications techniques embarrassées, des réponses hésitantes, et, pour couronner le tout, une atmosphère de campagne électorale persistante, comme si M. Vigier avait été frustré d’un second tour. Ce manque de sérénité n’est pas ce que l’on peut attendre d’une équipe municipale entamant son second mandat. Les élus de BUS, sans faire d’opposition systématique (ils ont voté avec la majorité sur les points faisant consensus, tels les tarifs des séjours d’été pour les enfants), se sont démarqués par leurs votes sur quelques décisions importantes : ils ont voté contre l’avenant à la convention avec Cogedim pour l’opération Îlot Mairie (compensation financière insuffisante pour la commune après le renoncement à un vrai centre de santé), ils ont aussi voté contre le budget primitif 2014 présenté par la municipalité (dans la droite ligne des choix discutables faits antérieurement, sur la politique des personnels notamment, mais aussi en réaction à certains choix d’investissements nébuleux comme ceux concernant la Grande Maison). Quand la municipalité reviendra-t-elle à un rythme de fonctionnement faisant mieux jouer la démocratie locale ? Peut-on attendre des décisions en ce sens au prochain conseil municipal ? Venez nombreux en mairie le 25 juin à 19h !
 

(1) Passée de 1 000 € mensuels à 2 500 €. S’y ajoutent son indemnité de maire (plus de 2.000 €) et celle de président du Siom. Soit un total respectable pour un édile local, qui devrait lui permettre d’abandonner son poste au cabinet de son mentor, le maire de Massy !

Référents ou Voisins Vigilants : gare à la dérive

L’idée de départ est louable : éviter le plus possible les cambriolages. Mais une telle organisation ne va pas sans soulever certains problèmes éthiques. Par exemple : si deux personnes de la même rue posent leur candidature, sur quel critère sera choisi le référent ?
Sur sa disponibilité, son autorité naturelle ou sur son allégeance affichée à la majorité municipale ? Le risque est alors grand de voir se créer l’équivalent d’une « milice », ce qui serait détestable. Il existe d’autres moyens de se soutenir entre voisins et qui n’ont nul besoin d’être ainsi officialisés. D’autant plus que joindre son « référent » par mail ne facilitera guère une réaction rapide.

Rythmes scolaires : tout ça pour ça ?

Six réunions d’un « groupe de travail » pour imposer, in fine, la pire des solutions (voir ci-dessous l’encadré représentant la semaine scolaire imposée par le maire) :
Activités péri-éducatives payantes, éparpillées dans la semaine, reléguées après les études (payantes) fréquentées par un tiers seulement des enfants de l’élémentaire. Une façon de limiter la fréquentation des temps d’activités périscolaires (TAP) ?

  • Fins d’activités péri-éducatives décalées entre maternelles et élémentaires : merci pour les familles !
  • Restauration scolaire du mercredi réservée aux seuls enfants fréquentant le centre de loisirs l’après-midi. En quel honneur ?
  • En bref, fin de l’école gratuite à 15 h 45 !

Aménagement du temps scolaire : aucune ambition, le bien-être des enfants totalement oublié.

Commentaires_Rythmes_BSY

La colère de nombreux parents est justifiée.
Nous la partageons et les élus de BUS voteront contre ce projet.

[BUS INFO 1 en PDF]