Librairie Liragif le 6/3 à 18h30 : « Le Livre noir des banques »

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La librairie Liragif a en effet accepté avec enthousiasme de promouvoir
le livre "coup de poing" Le Livre noir des banques (sujet d'actualité !) 

Le vendredi 6 mars 18h30 à la salle de l'Orangerie (square de la mairie) la rencontre sera animée par Dominique Plihon professeur d'économie financière à l'université Paris XIII et porte-parole d'Attac France coordonateur de cet ouvrage collectif.
Le débat qui suivra se terminera par un pot amical offert par Liragif
A ne rater sous aucun prétexte !

Télécharger l'affichette d'invitation (fichier PDF) 

Un livre qui est à la fois une enquête sans concession sur le fonction- nement des grandes banques françaises, une plongée dans le monde de la finance dérégulée et une contribution à la reconstruction d'un système bancaire responsable et juste.

Comment un artiste anglais nous rappelle la situation à Gaza

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Un dessin de chat, sur un mur de Gaza:

Banksy présente sa démarche sur son site personnel: http://banksy.co.uk/

Un article qui rend compte de l'initiative de Banksy et du communiqué de l'organisation humanitaire Oxfam sur la situation à Gaza: http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/26/lolcat-a-gaza-banksy-a-encore-frappe-257935 rapport oxam
Pour en savoir plus sur l'artiste: http://www.banksy-art.com/oeuvres-art.html 

Une émission de radio et un livre sur le recul de la démocratie

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Coups_de_CoeurPour réfléchir, débattre, encore et toujours …

Emission quotidienne (20-21h)  

L'humeur vagabonde de Kathleen EVIN  sur France Inter, jeudi 26 février 2015. [Pour réécouter c'est ici]

Le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie pour son livre,

L'art de la révolte : Snowden, Assange, Manning, publié chez Fayard. 

Au sujet de la Grèce et Bruxelles

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revue_de_presseL'accord récemment conclu entre le gouvernement grec et Bruxelles signifie-t-il une capitulation pour Syriza? L'annonce des renoncements futurs – et inéluctables, se délectent par avance certains – de la gauche radicale? Contribution du journal Le Monde dans la campagne politico-médiatique sur le thème "il n'y a pas d'alternative": 

Le Monde Grèce : la liste des réformes concédées à Bruxelles

L'essentiel : Un accord a été validé, à l'issue de longues tractations, vendredi entre la Grèce et les créanciers internationaux pour la poursuite d'un plan de sauvetage au pays. L'initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu'il s'agit d'un « point de départ valide » à des discussions. L'aile gauche du parti Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d'austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s'était pourtant engagé à supprimer. [> lire la suite sur le site du journal]

Et si l'on analysait les choses sous un autre angle? 

Des intellectuels montent au créneau pour défendre l'accord décroché par Syriza à Bruxelles, qui a le mérite d'« acheter du temps ». Mais ce fragile compromis renforce aussi la voix d'adversaires de l'euro, qui plaident pour une rupture plus musclée avec les institutions. [>lire la suite sur médiapart]  

L’autre appel de Manille

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Mediapart :  L'autre appel de Manille.

Maxime Combes (Attac) et Nicolas Haeringer (chargé de campagne pour 350.org) ont rédigé cette version de l'Appel de Manille, que Marion Cotillard, qui fait partie du voyage présidentiel aux Philippines jeudi 26 et 27 février, aurait pu lire…

 

Mesdames, messieurs,

C'est un immense honneur, pour moi, Marion Cotillard, de partager avec vous cet appel de Manille. À quelques mois de la conférence de Paris sur les changements climatiques, il a vocation à marquer l'engagement de l'ensemble des chefs d'États et de gouvernement. Un engagement résolu et indispensable pour des mesures courageuses afin d'inventer un futur vivable.

14/19 La mémoire nous joue des tours & Prochains événements à La Belle Etoile

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Le Coup de coeur de Danielle

Une sortie collective ( en famille y’a de la place) en mars, ça ne vous dit pas ?
En attendant vous pouvez les écouter sur France-culture [Réécouter l'emission]. 

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La compagnie Jolie môme reprend 14-19 la mémoire nous joue des tours, création sur la première guerre mondiale qui a suscité tant d'enthousiasme qu'elle a fait salle comble tout décembre. Les représentations commencent le 20 mars et les réservations sont ouvertes.

[+ d'info sur leur site]

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Mardi 24 février, la compagnie accueille le Front de gauche de La Plaine et l'économiste Denis Durand pour un débat intitulé "Où va l'argent ?" 

 [+ d'info sur leur site]

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Dimanche 1er mars à 16h ils joueront "Des Patates et des Roses", épopée subversive et familiale. 

[+ d'info sur leur site]

Il étaient ce dimanche 22 février (6h30-7h) avec Aline Pallier, dans le temps buissonier sur France Culture,et dans la Philanthropie de l'ouvrier charpentier sur Radio Libertaire samedi 21 mars. [Réécouter l'emission].

Le site  www.cie-joliemome.org  pour leur écrire courrier@cie-joliemome.org

Réservation : 01 49 98 39 20. 

Un résumé de « Le capital au 21eme siècle », T. Piketty.

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[Télécharger la présentation]

Nous avons lu pour vous "Le capital au 21ème siècle" de Thomas Piketty. Mesure de l'augmentation des inégalités sur le long terme, le problème de la dette, propositions pour s'en sortir :  Voici, sous forme de présentation à télécharger, un résumé des principales idées et propositions que nous avons retenues.

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Contribution à l’enquête publique « CDT Paris-Saclay » par J.O. Klein

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partage_busPuisque cela a déjà été précisé dans d’autres contributions, je n’insisterai pas d’avantage ici sur l’hypocrisie d’une consultation portant sur un contrat dont une partie est déjà démarrée, l’autre indéfinie, à la géométrie aussi variable que les motions annexées, mais qui ne s’abaisse tout de même pas à évoquer son financement. 

Je questionnerai en revanche, le fond, l’utilité de ce grand projet pour l’intérêt général. Des milliards vont y être engloutis, des hectares des meilleures terres agricoles supprimés, pour quoi faire ? 

Deux motivations principales : 
- A l’échelle académique, il s’agit de doter d’une forte attractivité internationale la future « Université Paris-Saclay ». 
- A l’échelle économique, il s’agit de créer un « cluster » pour que la recherche académique se transfère enfin en innovation sonnante et trébuchante pour notre croissance. 
Or les deux sont des chimères. 

Contribution du BUS à l’enquête publique CDT Paris-Saclay Territoire Sud

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

Ainsi, et malgré sa reconfiguration conséquente depuis un an, la version initiale du projet de CDT validé en septembre 2013, n’a pas été modifiée et est soumise tel quel à enquête publique. Nous ne commenterons donc pas en détail ce projet obsolète mais soulignerons certains aspects fondamentaux qui nous paraissent les plus critiquables. 

1. Le cluster scientifique

La principale motivation, le cluster scientifique, qui a présidé à la genèse du projet nous paraît fragile et comporte un risque qu’il n’a pas été jugé bon d’analyser. Pourtant ce concept de Silicon Valley à la Française est loin de faire l’unanimité. Certains n’hésitent pas à accuser ce projet pharaonique d’être  « en retard sur son temps ». Et si les milliards investis n’apportaient au bout du  compte  que  de  maigres  retombées ?  Pourquoi  une  telle  fuite  en  avant,  sans  aucune précaution ? Alors que d’autres ont choisi une orientation plus prudente avec un avancement mesuré et cohérent avec la construction simultanée des infrastructures nécessaires. Ainsi, et pour ne prendre que cet exemple, nul « plan stratégique » pour le campus de Garching près de Münich, mais un aménagement progressif, en harmonie avec l’environnement agricole et champêtre ; avec des transports bien adaptés et utilisés non seulement par les étudiants, enseignants et chercheurs, mais aussi et surtout par les populations locales ; pas de structures gigantesques sur le campus, comme le déferlement de logements ou commerces, les étudiants et chercheurs préférant habiter dans les lieux de vie existants, non artificiels, évitant ainsi le phénomène de ghetto.
Par ailleurs, on peut noter que le classement de Shanghai, argument massue pour justifier ce regroupement démesuré d’écoles, d’universités, de centres de recherche et même d’EPIC, n’est plus très en vogue. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et la Recherche, Geneviève Fioraso, n’a-t-elle pas déclaré à l’été 2014 : « on ne va pas construire notre politique pour monter dans le classement de Shanghai ! » ???
Nous demandons de revoir le schéma général de l’opération, en particulier celui de l’urbanisme, avec un phasage mesuré et réaliste.

2. Les transports

Les travaux d'aménagement qui ont déjà été engagés, alors que l’enquête publique n’est pas achevée, le montrent bien : les transports sont inadaptés et conduisent à des temps de trajet exorbitants et qui vont empirer dans les mois qui viennent. On a mis la charrue avant les bœufs ! Tout projet d’urbanisme prévoit l’achèvement des voies de circulation et de transport avant l’achèvement des bâtiments. Or, la ligne de métro prévue sur le Plateau, qui coûtera des fortunes (plus de 3miliiards d’euros au bas mot) et dont le financement n’est pas assuré, ne desservira que des zones peu denses et n’arrivera dans le meilleur des cas que plus d’une dizaine d’années en retard par rapport à l’achèvement des bâtiments et logements. D’autres pistes ont été avancées, et qui peuvent être mises en œuvre plus rapidement et à des coûts bien inférieurs : renforcer les lignes RER existantes B et C qui mènent jusqu’à la capitale, les aéroports, les gares TGV et même à Versailles ou Saint-Quentin. Et assurer les navettes entre le Plateau et les gares RER par des bus en site propre, ou des téléphériques après une étude technique approfondie. La gratuité devrait également être envisagée pour les étudiants et le déplacement des populations locales. Enfin, des liaisons douces pour les piétons et deux-roues devraient être privilégiées pour les déplacements sur le Plateau.
Nous demandons de revoir le plan transport, avec l’abandon d’une ligne de métro sur le Plateau de Saclay.

3. La question des logements

En ce qui concerne la construction de logements, s’il est beaucoup question de logements pour
étudiants (ce serait un comble de vouloir accueillir à terme 38 000 étudiants, et plus de 9 000 doctorants et post-docs sans prévoir les logements nécessaires) force est de constater qu’il n’y a aucune indication sur le type de logements familiaux envisagés (selon un rythme annuel de plus de
5 000 logements), en particulier les logements sociaux, pourtant en déficit sur le territoire.
On notera que pas une fois, le terme de logement social n’apparaît dans le document « CDT Paris- Saclay Territoire Sud ». Or « la lutte contre l’exclusion sociale » est l’un des objectifs que le CDT doit mettre en œuvre, comme le rappelle le site du Préfet de la région Ile-de-France. 

Nous demandons de reconsidérer les logements sociaux, en adéquation avec la loi.

4. Les eaux de ruissellement

Le risque d’inondation est certainement le risque le plus préoccupant pour les bassins versants de l’Yvette et de la Bièvre. En effet, l’imperméabilisation des sols engendre des ruissellements importants et pose la question des répercussions sur le risque inondation en vallée de l’Yvette.
Le plateau de Saclay possède un réseau de collecte des eaux de ruissellement (réseau de rigoles) et des étangs qui doivent assurer le stockage et la régulation des débits. Ce réseau, unique en son genre, s’est dégradé dans le temps et a subi diverses interruptions.
Le réseau des rigoles doit impérativement être restauré. En particulier, les rigoles de Corbeville et du Moulon qui sont des composantes essentielles pour la gestion de l’eau sur tout le plateau doivent être rénovées. Les tronçons actuellement interrompus par la RN118 doivent être reconnectés. Il manque indéniablement dans le dossier un phasage de remise en état des rigoles.

Financements

Selon le décret n° 2011-724 du 24 juin 2011 relatif aux contrats de développement territorial prévus par l'article 21 de la loi n° 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, le titre III doit indiquer les principales caractéristiques des actions, opérations d’aménagement et projets d’infrastructures, en particulier l’évaluation de leur coût.
Or, force est de constater qu’il n’existe aucun élément financier relatif aux 54 fiches projets présentés dans le document « CDT Paris-Saclay Territoire Sud », si ce n’est de vagues allusions, lorsqu’elles existent.
Exemple concernant la ZAC du Quartier de l’Ecole polytechnique : « Eléments de financement : A venir »
Enfin, nous alertons sur les opérations dont le mode de financement envisagé est le trop fameux Partenariat Public Privé (PPP). Créé par l’ordonnance du 17 juin 2004 sous l’impulsion d’Alain Madelin, le système des PPP dissimule des bombes à retardement : les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement initial, sans compter les problèmes de non-conformité (voir le tristement célèbre PPP de l’hôpital sud-francilien, et pointé du doigt par la Cour des comptes). Ces PPP concerneraient les opérations d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche suivants : Ecole centrale Paris-Gif, Pharmacie Orsay, IDEEV-Gif, Biologie Orsay, Agro ParisTech.

En conséquence, nous demandons qu’aucune opération d’établissement ne fasse l’objet d’un Partenariat Public Privé.

BUS Infos 2 – Réforme territoriale et Enquête CDT

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

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Édito

Réforme territoriale, projet d’intercommunalité géante : et Bures dans tout cela ?

Le 12 novembre, un conseil municipal ex- traordinaire délibèrera sur le projet de « Schéma régional de coopération intercom- munale » (SRCI) présenté par le préfet de région. Ce projet nous concerne au plus haut point.

À partir de la fusion de 5 communautés d’agglomérations existantes (dont la CAPS), il s’agirait de créer un « établissement public de coopération intercommunale » (EPCI) de 58 communes, d’une superficie de 423 km2 et d’une population de 800 000 habitants. En d’autres termes est envisagée l’intercom- munalité la plus étendue et la plus peuplée autour de la future Métropole du Grand Pa- ris (voir carte page suivante).

Ce projet relève de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirma- tion des métropoles, dite loi « MAPAM », du 27 janvier 2014, qui crée des collectivités nouvelles appelées « métropoles » (dont celle du Grand Paris) et impose, dans la grande couronne, des regroupements de communes d’au moins 200000 habitants.

La réforme territoriale engagée depuis fin 2012 comprend un autre volet législatif : le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dont l’examen est annoncé pour la fin de l’année. Il prévoit des transferts massifs de compétences à deux niveaux : des départements vers les ré- gions plus puissantes et moins nombreuses, des communes vers les métropoles et les intercommunalités dont certaines – suivez notre regard – seraient frappées de gigan- tisme.

C’est un bouleversement profond de l’orga- nisation territoriale du pays qui est engagé, de l’échelon national à l’échelon local. Un bouleversement de l’organisation de la Ré- publique, qui appelle le débat citoyen le plus large, y compris dans notre commune.

Que pèserait notre commune dans un telle intercommunalité ? Quelle alternative en- visager, respectueuse à la fois des besoins des habitants et des principes républicains d’unité, d’égalité et de solidarité ? À quelle échelle ? Avec quelles prérogatives ? Quelle représentation démocratique ?

BUS vous invite à venir en débattre​

Soyez les bienvenu(e)s à notre prochaine Assemblée Citoyenne
Vendredi 7 novembre à 20h30, salle des conseils, mairie de Bures-sur-Yvette

La réforme territoriale, de quoi s’agit-il ?

Avec la participation de 
Claude Vazquez, 
conseiller général, président de l’Association départementale des élus communistes et républicains.


Quatre raisons (entre autres) de refuser le projet d’intercommunalité en l’état
  • Le gigantisme, en contradiction avec la réalité de notre territoire et les objectifs de la loi, à savoir la mise en place d’intercommunalités « dont la taille corres- pondra aux réalités vécues », présentées comme des « structures de proximité » respectueuses des « bassins de vie ».
  • Un cadre légal encore trop imprécis quant aux transferts de compétences de la commune à l’EPCI. Quelles prérogatives la commune conservera-telle ?
  • Une inquiétude forte quant à la gouvernance et à la représentation démocratique de la population. S’agissant des intercommunalités, ce n’est pas la priorité du gouvernement : « il faudra ainsi leur donner le moment venu (sic) toute leur légitimité démocratique. » (Projet de loi, exposé des motifs, page 5).
  • Une « consultation » qui donne le dernier mot aux représentants de l’État, quand bien même la majorité des communes concernées émettraient un refus (Projet de loi, article 15).

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Réforme territoriale : le sujet mérite un grand débat citoyen et un référendum national !

Le gouvernement affiche trois objectifs : « simplifier et clarifier le rôle des collec- tivités locales ; faire des territoires les moteurs du redressement économique du pays ; renforcer les solidarités territoriales et humaines ». Soit, mais la réforme territoriale est aussi un élément de la politique générale de réduction des dépenses publiques, de la politique d’austérité que nous subissons.
Elle s’accompagne d’une rhétorique visant à rendre acceptable, sans débat avec le citoyen, le séisme institutionnel qui se prépare. Sans attendre notre assemblée citoyenne du 7 novembre, nous vous livrons quelques-unes des interrogations que nous inspirent le projet de loi et les propos de nos gouvernants.

Faux nez de l’austérité ?

Le gouvernement a décidé de réduire ses dotations aux collectivités territoriales de 11 milliards d’ici à 2017, soit une baisse an- nuelle de 3,6 milliards. C’est la contribution imposée aux collectivités pour la réduction des dépenses publiques.
Est-il possible de relancer l’activité des entreprises en les privant de la commande publique ?

Des économies, vraiment ?

« À terme (sic), toutes ces évolutions auront pour effet des économies budgétaires ». André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, Le Monde, 6 août 2014.

Même l’agence de notation américaine Moody’s pense que la réforme – dont le coût n’est jamais évalué – ne ferait que redistri- buer les coûts.

Des territoires mis en concurrence ?

« [...] Aujourd’hui, la compétition écono- mique ne se fait pas seulement entre les pays, elle se fait entre les territoires ».

André Vallini, sur France 2, AFP 23 juillet 2014. Des métropoles dynamiques et puissantes à la place des départements d’un côté. Des dé- partements maintenus dans les « pays » de l’autre. Comment ne pas craindre un décro- chage irréversible entre territoires urbains et ruraux ?

Vers la fin des services publics ?

« [...] la notion de « services au public » est substituée à la notion de « services pu- blics » [...]. Cette modification sémantique traduit la volonté de traiter la question de l’accès aux services de façon globale, sans distinction relative au statut de l’opérateur».

Sénat : étude d’impact concernant le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, juin 2014 (page 96).
Désengagement assumé de l’État, abandon annoncé du principe républicain d’égalité :

« Ce sont les régions qui doivent assurer l’égalité entre territoires grâce aux fonds eu- ropéens ». Manuel Valls, 10 octobre 2014, congrès de l’association des régions de France (ARF).


Paris-Saclay : enfin une enquête publique à Bures ! Mais…

Dans le BUS Infos n° 1, comme durant la campagne des municipales, nous vous avons parlé du Contrat de Développement Territorial (CDT) Paris-Saclay Territoire Sud. Nous vous alertions de l’impact important des projets décrits dans ce document sur Bures et son environnement. Nous dénoncions le manque d’information et de concertation dans notre commune à ce sujet. Une enquête publique sera ouverte, y compris à Bures, ,du 17 novembre au 18 décembre 2014. Nous devrions donc nous en féliciter. Enfin presque …

Pour une grande part, les travaux d’aménagement sont déjà engagés

De nouveaux chantiers sont régulièrement ouverts sur le plateau, venant s’ajouter à ceux déjà bien avancés. On n’en est plus vraiment au stade du « projet ». La loi l’im­pose, mais que penser d’une enquête publique engagée « après la bataille » ? Honnête et pertinente à ce stade ? Concernant la zone du Moulon, quels travaux pourraient encore être arrêtés, après 4 autres enquêtes publiques qui en « autorisent » déjà un nombre certain ?

On nous demande notre avis sur un document en partie obsolète

Parmi les nombreux projets présentés dans le CDT, certains sont déjà en cours de réalisation (TCSP Gif-plateau de Saclay), d’autres ont été largement modifiés (carrefour ré-aménagé au Christ de Saclay), d’autres sérieusement compromis (redynamisation du centre commercial et éco-quartier aux Ulis). De plus, il y manque toujours des éléments très importants, en particulier financiers, contrairement à ce que préconise le décret créant les CDT.

Raisons de plus pour faire entendre votre voix !

Alors, que faire ? S’abstenir de participer à l’enquête publique ? En aucun cas ! Cela vaudrait encouragement pour ceux qui méprisent, à ce point, l’avis des citoyens que nous sommes. Dans le registre ouvert au public, inscrivons, noir sur blanc, notre exi­gence d’une concertation digne de ce nom, fondée sur des informations complètes et actualisées. Exprimons clairement notre exigence de transparence, en particulier financière.

Nous sommes persuadés, que par leur nombre et leur pertinence, nos observations à tous peuvent encore faire évoluer le projet Paris-Saclay Territoire Sud.

Comment participer à l’enquête publique du 17 novembre au 18 décembre 2014 ?

  • Soit venir écrire directement sur l’un des registres d’enquête, en mairie de Bures ou dans l’une des autres communes de la Caps,
  • Soit adresser une lettre au commissaire enquêteur en mairie de Gif ;
  • Ou encore, nous confier votre texte, à l’adresse :buressois.unis.solidaires@gmail.com  , nous le déposerons en votre nom.

École Léopold Gardey : du nouveau ?

Nos propositions de campagne (voir Cap à Gauche page 12) pour une modernisation du groupe scolaire demeurent d’actualité : compactage, élargissement des bâtiments, ossature bois, une école du xxie siècle avec beaucoup moins de déperdition d’énergie. Cela semble maintenant intéresser le maire de Bures. Il a demandé à la société Oxylium de faire une estimation de notre projet… À suivre !

[BUS INFO 2 en PDF]