Contribution du BUS à l’enquête publique CDT Paris-Saclay Territoire Sud

Ecrit par BUS sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS

Ainsi, et malgré sa reconfiguration conséquente depuis un an, la version initiale du projet de CDT validé en septembre 2013, n’a pas été modifiée et est soumise tel quel à enquête publique. Nous ne commenterons donc pas en détail ce projet obsolète mais soulignerons certains aspects fondamentaux qui nous paraissent les plus critiquables. 

1. Le cluster scientifique

La principale motivation, le cluster scientifique, qui a présidé à la genèse du projet nous paraît fragile et comporte un risque qu’il n’a pas été jugé bon d’analyser. Pourtant ce concept de Silicon Valley à la Française est loin de faire l’unanimité. Certains n’hésitent pas à accuser ce projet pharaonique d’être  « en retard sur son temps ». Et si les milliards investis n’apportaient au bout du  compte  que  de  maigres  retombées ?  Pourquoi  une  telle  fuite  en  avant,  sans  aucune précaution ? Alors que d’autres ont choisi une orientation plus prudente avec un avancement mesuré et cohérent avec la construction simultanée des infrastructures nécessaires. Ainsi, et pour ne prendre que cet exemple, nul « plan stratégique » pour le campus de Garching près de Münich, mais un aménagement progressif, en harmonie avec l’environnement agricole et champêtre ; avec des transports bien adaptés et utilisés non seulement par les étudiants, enseignants et chercheurs, mais aussi et surtout par les populations locales ; pas de structures gigantesques sur le campus, comme le déferlement de logements ou commerces, les étudiants et chercheurs préférant habiter dans les lieux de vie existants, non artificiels, évitant ainsi le phénomène de ghetto.
Par ailleurs, on peut noter que le classement de Shanghai, argument massue pour justifier ce regroupement démesuré d’écoles, d’universités, de centres de recherche et même d’EPIC, n’est plus très en vogue. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et la Recherche, Geneviève Fioraso, n’a-t-elle pas déclaré à l’été 2014 : « on ne va pas construire notre politique pour monter dans le classement de Shanghai ! » ???
Nous demandons de revoir le schéma général de l’opération, en particulier celui de l’urbanisme, avec un phasage mesuré et réaliste.

2. Les transports

Les travaux d'aménagement qui ont déjà été engagés, alors que l’enquête publique n’est pas achevée, le montrent bien : les transports sont inadaptés et conduisent à des temps de trajet exorbitants et qui vont empirer dans les mois qui viennent. On a mis la charrue avant les bœufs ! Tout projet d’urbanisme prévoit l’achèvement des voies de circulation et de transport avant l’achèvement des bâtiments. Or, la ligne de métro prévue sur le Plateau, qui coûtera des fortunes (plus de 3miliiards d’euros au bas mot) et dont le financement n’est pas assuré, ne desservira que des zones peu denses et n’arrivera dans le meilleur des cas que plus d’une dizaine d’années en retard par rapport à l’achèvement des bâtiments et logements. D’autres pistes ont été avancées, et qui peuvent être mises en œuvre plus rapidement et à des coûts bien inférieurs : renforcer les lignes RER existantes B et C qui mènent jusqu’à la capitale, les aéroports, les gares TGV et même à Versailles ou Saint-Quentin. Et assurer les navettes entre le Plateau et les gares RER par des bus en site propre, ou des téléphériques après une étude technique approfondie. La gratuité devrait également être envisagée pour les étudiants et le déplacement des populations locales. Enfin, des liaisons douces pour les piétons et deux-roues devraient être privilégiées pour les déplacements sur le Plateau.
Nous demandons de revoir le plan transport, avec l’abandon d’une ligne de métro sur le Plateau de Saclay.

3. La question des logements

En ce qui concerne la construction de logements, s’il est beaucoup question de logements pour
étudiants (ce serait un comble de vouloir accueillir à terme 38 000 étudiants, et plus de 9 000 doctorants et post-docs sans prévoir les logements nécessaires) force est de constater qu’il n’y a aucune indication sur le type de logements familiaux envisagés (selon un rythme annuel de plus de
5 000 logements), en particulier les logements sociaux, pourtant en déficit sur le territoire.
On notera que pas une fois, le terme de logement social n’apparaît dans le document « CDT Paris- Saclay Territoire Sud ». Or « la lutte contre l’exclusion sociale » est l’un des objectifs que le CDT doit mettre en œuvre, comme le rappelle le site du Préfet de la région Ile-de-France. 

Nous demandons de reconsidérer les logements sociaux, en adéquation avec la loi.

4. Les eaux de ruissellement

Le risque d’inondation est certainement le risque le plus préoccupant pour les bassins versants de l’Yvette et de la Bièvre. En effet, l’imperméabilisation des sols engendre des ruissellements importants et pose la question des répercussions sur le risque inondation en vallée de l’Yvette.
Le plateau de Saclay possède un réseau de collecte des eaux de ruissellement (réseau de rigoles) et des étangs qui doivent assurer le stockage et la régulation des débits. Ce réseau, unique en son genre, s’est dégradé dans le temps et a subi diverses interruptions.
Le réseau des rigoles doit impérativement être restauré. En particulier, les rigoles de Corbeville et du Moulon qui sont des composantes essentielles pour la gestion de l’eau sur tout le plateau doivent être rénovées. Les tronçons actuellement interrompus par la RN118 doivent être reconnectés. Il manque indéniablement dans le dossier un phasage de remise en état des rigoles.

Financements

Selon le décret n° 2011-724 du 24 juin 2011 relatif aux contrats de développement territorial prévus par l'article 21 de la loi n° 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, le titre III doit indiquer les principales caractéristiques des actions, opérations d’aménagement et projets d’infrastructures, en particulier l’évaluation de leur coût.
Or, force est de constater qu’il n’existe aucun élément financier relatif aux 54 fiches projets présentés dans le document « CDT Paris-Saclay Territoire Sud », si ce n’est de vagues allusions, lorsqu’elles existent.
Exemple concernant la ZAC du Quartier de l’Ecole polytechnique : « Eléments de financement : A venir »
Enfin, nous alertons sur les opérations dont le mode de financement envisagé est le trop fameux Partenariat Public Privé (PPP). Créé par l’ordonnance du 17 juin 2004 sous l’impulsion d’Alain Madelin, le système des PPP dissimule des bombes à retardement : les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement initial, sans compter les problèmes de non-conformité (voir le tristement célèbre PPP de l’hôpital sud-francilien, et pointé du doigt par la Cour des comptes). Ces PPP concerneraient les opérations d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche suivants : Ecole centrale Paris-Gif, Pharmacie Orsay, IDEEV-Gif, Biologie Orsay, Agro ParisTech.

En conséquence, nous demandons qu’aucune opération d’établissement ne fasse l’objet d’un Partenariat Public Privé.

BUS Infos 2 – Réforme territoriale et Enquête CDT

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

bus_info_logo2

Édito

Réforme territoriale, projet d’intercommunalité géante : et Bures dans tout cela ?

Le 12 novembre, un conseil municipal ex- traordinaire délibèrera sur le projet de « Schéma régional de coopération intercom- munale » (SRCI) présenté par le préfet de région. Ce projet nous concerne au plus haut point.

À partir de la fusion de 5 communautés d’agglomérations existantes (dont la CAPS), il s’agirait de créer un « établissement public de coopération intercommunale » (EPCI) de 58 communes, d’une superficie de 423 km2 et d’une population de 800 000 habitants. En d’autres termes est envisagée l’intercom- munalité la plus étendue et la plus peuplée autour de la future Métropole du Grand Pa- ris (voir carte page suivante).

Ce projet relève de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirma- tion des métropoles, dite loi « MAPAM », du 27 janvier 2014, qui crée des collectivités nouvelles appelées « métropoles » (dont celle du Grand Paris) et impose, dans la grande couronne, des regroupements de communes d’au moins 200000 habitants.

La réforme territoriale engagée depuis fin 2012 comprend un autre volet législatif : le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dont l’examen est annoncé pour la fin de l’année. Il prévoit des transferts massifs de compétences à deux niveaux : des départements vers les ré- gions plus puissantes et moins nombreuses, des communes vers les métropoles et les intercommunalités dont certaines – suivez notre regard – seraient frappées de gigan- tisme.

C’est un bouleversement profond de l’orga- nisation territoriale du pays qui est engagé, de l’échelon national à l’échelon local. Un bouleversement de l’organisation de la Ré- publique, qui appelle le débat citoyen le plus large, y compris dans notre commune.

Que pèserait notre commune dans un telle intercommunalité ? Quelle alternative en- visager, respectueuse à la fois des besoins des habitants et des principes républicains d’unité, d’égalité et de solidarité ? À quelle échelle ? Avec quelles prérogatives ? Quelle représentation démocratique ?

BUS vous invite à venir en débattre​

Soyez les bienvenu(e)s à notre prochaine Assemblée Citoyenne
Vendredi 7 novembre à 20h30, salle des conseils, mairie de Bures-sur-Yvette

La réforme territoriale, de quoi s’agit-il ?

Avec la participation de 
Claude Vazquez, 
conseiller général, président de l’Association départementale des élus communistes et républicains.


Quatre raisons (entre autres) de refuser le projet d’intercommunalité en l’état
  • Le gigantisme, en contradiction avec la réalité de notre territoire et les objectifs de la loi, à savoir la mise en place d’intercommunalités « dont la taille corres- pondra aux réalités vécues », présentées comme des « structures de proximité » respectueuses des « bassins de vie ».
  • Un cadre légal encore trop imprécis quant aux transferts de compétences de la commune à l’EPCI. Quelles prérogatives la commune conservera-telle ?
  • Une inquiétude forte quant à la gouvernance et à la représentation démocratique de la population. S’agissant des intercommunalités, ce n’est pas la priorité du gouvernement : « il faudra ainsi leur donner le moment venu (sic) toute leur légitimité démocratique. » (Projet de loi, exposé des motifs, page 5).
  • Une « consultation » qui donne le dernier mot aux représentants de l’État, quand bien même la majorité des communes concernées émettraient un refus (Projet de loi, article 15).

BUS 2-c final-2

Réforme territoriale : le sujet mérite un grand débat citoyen et un référendum national !

Le gouvernement affiche trois objectifs : « simplifier et clarifier le rôle des collec- tivités locales ; faire des territoires les moteurs du redressement économique du pays ; renforcer les solidarités territoriales et humaines ». Soit, mais la réforme territoriale est aussi un élément de la politique générale de réduction des dépenses publiques, de la politique d’austérité que nous subissons.
Elle s’accompagne d’une rhétorique visant à rendre acceptable, sans débat avec le citoyen, le séisme institutionnel qui se prépare. Sans attendre notre assemblée citoyenne du 7 novembre, nous vous livrons quelques-unes des interrogations que nous inspirent le projet de loi et les propos de nos gouvernants.

Faux nez de l’austérité ?

Le gouvernement a décidé de réduire ses dotations aux collectivités territoriales de 11 milliards d’ici à 2017, soit une baisse an- nuelle de 3,6 milliards. C’est la contribution imposée aux collectivités pour la réduction des dépenses publiques.
Est-il possible de relancer l’activité des entreprises en les privant de la commande publique ?

Des économies, vraiment ?

« À terme (sic), toutes ces évolutions auront pour effet des économies budgétaires ». André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, Le Monde, 6 août 2014.

Même l’agence de notation américaine Moody’s pense que la réforme – dont le coût n’est jamais évalué – ne ferait que redistri- buer les coûts.

Des territoires mis en concurrence ?

« [...] Aujourd’hui, la compétition écono- mique ne se fait pas seulement entre les pays, elle se fait entre les territoires ».

André Vallini, sur France 2, AFP 23 juillet 2014. Des métropoles dynamiques et puissantes à la place des départements d’un côté. Des dé- partements maintenus dans les « pays » de l’autre. Comment ne pas craindre un décro- chage irréversible entre territoires urbains et ruraux ?

Vers la fin des services publics ?

« [...] la notion de « services au public » est substituée à la notion de « services pu- blics » [...]. Cette modification sémantique traduit la volonté de traiter la question de l’accès aux services de façon globale, sans distinction relative au statut de l’opérateur».

Sénat : étude d’impact concernant le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, juin 2014 (page 96).
Désengagement assumé de l’État, abandon annoncé du principe républicain d’égalité :

« Ce sont les régions qui doivent assurer l’égalité entre territoires grâce aux fonds eu- ropéens ». Manuel Valls, 10 octobre 2014, congrès de l’association des régions de France (ARF).


Paris-Saclay : enfin une enquête publique à Bures ! Mais…

Dans le BUS Infos n° 1, comme durant la campagne des municipales, nous vous avons parlé du Contrat de Développement Territorial (CDT) Paris-Saclay Territoire Sud. Nous vous alertions de l’impact important des projets décrits dans ce document sur Bures et son environnement. Nous dénoncions le manque d’information et de concertation dans notre commune à ce sujet. Une enquête publique sera ouverte, y compris à Bures, ,du 17 novembre au 18 décembre 2014. Nous devrions donc nous en féliciter. Enfin presque …

Pour une grande part, les travaux d’aménagement sont déjà engagés

De nouveaux chantiers sont régulièrement ouverts sur le plateau, venant s’ajouter à ceux déjà bien avancés. On n’en est plus vraiment au stade du « projet ». La loi l’im­pose, mais que penser d’une enquête publique engagée « après la bataille » ? Honnête et pertinente à ce stade ? Concernant la zone du Moulon, quels travaux pourraient encore être arrêtés, après 4 autres enquêtes publiques qui en « autorisent » déjà un nombre certain ?

On nous demande notre avis sur un document en partie obsolète

Parmi les nombreux projets présentés dans le CDT, certains sont déjà en cours de réalisation (TCSP Gif-plateau de Saclay), d’autres ont été largement modifiés (carrefour ré-aménagé au Christ de Saclay), d’autres sérieusement compromis (redynamisation du centre commercial et éco-quartier aux Ulis). De plus, il y manque toujours des éléments très importants, en particulier financiers, contrairement à ce que préconise le décret créant les CDT.

Raisons de plus pour faire entendre votre voix !

Alors, que faire ? S’abstenir de participer à l’enquête publique ? En aucun cas ! Cela vaudrait encouragement pour ceux qui méprisent, à ce point, l’avis des citoyens que nous sommes. Dans le registre ouvert au public, inscrivons, noir sur blanc, notre exi­gence d’une concertation digne de ce nom, fondée sur des informations complètes et actualisées. Exprimons clairement notre exigence de transparence, en particulier financière.

Nous sommes persuadés, que par leur nombre et leur pertinence, nos observations à tous peuvent encore faire évoluer le projet Paris-Saclay Territoire Sud.

Comment participer à l’enquête publique du 17 novembre au 18 décembre 2014 ?

  • Soit venir écrire directement sur l’un des registres d’enquête, en mairie de Bures ou dans l’une des autres communes de la Caps,
  • Soit adresser une lettre au commissaire enquêteur en mairie de Gif ;
  • Ou encore, nous confier votre texte, à l’adresse :buressois.unis.solidaires@gmail.com  , nous le déposerons en votre nom.

École Léopold Gardey : du nouveau ?

Nos propositions de campagne (voir Cap à Gauche page 12) pour une modernisation du groupe scolaire demeurent d’actualité : compactage, élargissement des bâtiments, ossature bois, une école du xxie siècle avec beaucoup moins de déperdition d’énergie. Cela semble maintenant intéresser le maire de Bures. Il a demandé à la société Oxylium de faire une estimation de notre projet… À suivre !

[BUS INFO 2 en PDF]

BUS Infos 1 – Juin 2014

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Bus Info (newsletter)

bus_info_logo_1

Édito

Vous avez en main le premier numéro de « Bus Infos », journal de l’opposition municipale représentée par Francis Valenti et Florence Hulot.
La campagne des élections municipales passée, BUS a bien l’intention de poursuivre sa route. Notre association a l’ambition de continuer à animer le débat citoyen et de rassembler, autour des valeurs de la gauche antilibérale, laïque et consciente de l’urgence de la transition écologique.
Le 15 mai 2014, lors de son assemblée générale, BUS a dégagé des axes de réflexion prioritaires et des pistes d’actions pour les mois à venir. Il agira en observatoire de la vie politique locale, par une analyse des projets locaux et soumettra, avec le souci de l’intérêt général, des propositions alternatives concrètes. La réflexion, l’analyse et la confrontation des idées n’étant pas l’apanage des seuls « experts », il poursuivra et approfondira ses actions d’éducation populaire.
D’autres assemblées citoyennes, au gré de l’actualité, jalonneront son parcours. Nous interviendrons dans ce sens à l’occasion de l’examen des prochains dossiers que le calendrier impose : mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires et ouverture prochaine de l’enquête publique sur le contrat de développement territorial (projet Paris-Saclay-territoire Sud), qui concerne directement la commune de Bures.

Plateau de Saclay

Au Nord de Bures,les pelleteuses construisent une ville nouvelle… 
Les travaux avancent : École centrale et ENS au Moulon (Gif-sur-Yvette), Centre de recherche EDF et pont sur la N118 à Polytechnique (Palaiseau).
Ce projet constitue une hérésie d’aménagement du territoire (cf. Assemblée citoyenne de BUS du 6/02/14) :

  • destruction irréversible d’excellentes terres agricoles,
  • imperméabilisation des sols en bordure de plateau induisant des risques de ruissellement non maîtrisés,
  • déplacement inutile et injustifié d’institutions (1) et avenir incertain du Campus Vallée,
  • atteinte au système universitaire : démocratie, maîtrise des formations, liberté de la
  • recherche,
  • 100 000 personnes qui travailleront sur le plateau sans réelle création d’emploi,
  • augmentation de la circulation automobile dans un réseau déjà saturé.

Ce développement massif de constructions neuves, sans respect de l’environnement et avant même la mise en place d’un réseau de transport suffisant, constitue une grave erreur de stratégie. Cela nous concerne directement comme citoyens et comme Buressois. Il est encore temps d’agir pour infléchir ce projet : les enquêtes publiques ne sont pas encore terminées !
La 4e enquête publique sur la ZAC du Moulon se déroule du 2 juin au 5 juillet. Elle « oublie à nouveau Bures-sur-Yvette alors qu’il s’agit de l’aménagement de 333 hectares juste au Nord de la commune, qui concerne tout autant Bures que Gif, Orsay et Saint-Aubin. À ce sujet, le maire de Bures – devenu président délégué de la CAPS – reste muet. Il nous appartient de dénoncer haut et fort ce déni de démocratie !
Exprimez-vous en participant à l’enquête publique
En écrivant…

  • soit directement dans le registre public en mairies de Gif (2) ou d’Orsay (3)
  • soit par courrier à M. Redon, commissaire-enquêteur, Mairie de Gif (9, square de la mairie, 91190 Gif-sur-Yvette)
  • soit par courriel signé à buresssois.unis.solidaires@gmail.com qui le transmettra

Que demander ?

Les éléments du dossier :
http://www.epps.fr/concertation/concertations-a-venir/ qui montrent un aménagement du territoire sans souci des équilibres de vie.
Quelques exemples de requêtes possibles :

  • demande d’annulation de l’enquête publique. Seul est recevable un projet fondé sur une étude tenant compte des incidences sur tout le périmètre concerné incluant Bures ;
  • mise en place immédiate d’un moratoire : ce projet ne doit pas s’élaborer alors que tant de modifications des règles institutionnelles sont en chantier : régions, départements, agglomérations, métropole du Grand Paris…
  • arrêt des constructions jusqu’à réalisation des transports publics adéquats, y compris l’amélioration très attendue du fonctionnement du RER B ;
  • création d’observatoires sur l’hydrologie et la préservation de l’environnement ; la mixité sociale à l’échelle communale ; le prix des terrains et des constructions.
1. École Centrale de Paris de Châtenay-Malabry. / Agro Paris Tech de Grignon / ENS de Cachan, EDF de Clamart …
2. Lundi 13 h 30-18 h, mardi à vendredi : 8 h 30-12 h et 13 h 30-18 h, samedi 8 h 30-12 h
3. Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8 h 30-12 h 30 et 13 h 30-18 h, jeudi 8 h 30-12 h et 14 h-18 h, samedi 9 h-12 h

Conseil municipal le 25 juin… deux mois d’attente !

Deux mois sans conseil municipal, c’est le rythme de la démocratie locale à Bures-sur- Yvette !
Et pendant ce temps, rien ne se serait passé ? Regardons de plus près :

  • la réforme des rythmes scolaires, sur une décision personnelle du maire, sera appliquée à Bures sans tenir compte de l’avis des parents ni de la « concertation » engagée (voir page suivante) ;
  • l’enquête publique sur la ZAC du Moulon est lancée depuis début juin sans aucune
  • information pour les Buressois (voir notre article) ;
  • une des plus grandes associations de Bures (l’USBY) passe tout près d’une dissolution

dans la discrétion et la déception de ses animateurs bénévoles…
Et notre maire, lui, court de fête en rencontre de coin de rue, sans parler des obligations qui vont avec ses nouvelles responsabilités : à la Caps, il est devenu président délégué au développement économique de la communauté, spécialité buressoise bien connue, avec à la clé une augmentation de 150 % de son indemnité (1). Et il préside dorénavant le Siom (syndicat intercommunal des ordures ménagères) ! Qui a dit « qui trop embrasse mal étreint » Cette impression de manque de maîtrise avait déjà marqué le précédent conseil municipal du 28 avril. Un ordre du jour pléthorique, des explications techniques embarrassées, des réponses hésitantes, et, pour couronner le tout, une atmosphère de campagne électorale persistante, comme si M. Vigier avait été frustré d’un second tour. Ce manque de sérénité n’est pas ce que l’on peut attendre d’une équipe municipale entamant son second mandat. Les élus de BUS, sans faire d’opposition systématique (ils ont voté avec la majorité sur les points faisant consensus, tels les tarifs des séjours d’été pour les enfants), se sont démarqués par leurs votes sur quelques décisions importantes : ils ont voté contre l’avenant à la convention avec Cogedim pour l’opération Îlot Mairie (compensation financière insuffisante pour la commune après le renoncement à un vrai centre de santé), ils ont aussi voté contre le budget primitif 2014 présenté par la municipalité (dans la droite ligne des choix discutables faits antérieurement, sur la politique des personnels notamment, mais aussi en réaction à certains choix d’investissements nébuleux comme ceux concernant la Grande Maison). Quand la municipalité reviendra-t-elle à un rythme de fonctionnement faisant mieux jouer la démocratie locale ? Peut-on attendre des décisions en ce sens au prochain conseil municipal ? Venez nombreux en mairie le 25 juin à 19h !
 

(1) Passée de 1 000 € mensuels à 2 500 €. S’y ajoutent son indemnité de maire (plus de 2.000 €) et celle de président du Siom. Soit un total respectable pour un édile local, qui devrait lui permettre d’abandonner son poste au cabinet de son mentor, le maire de Massy !

Référents ou Voisins Vigilants : gare à la dérive

L’idée de départ est louable : éviter le plus possible les cambriolages. Mais une telle organisation ne va pas sans soulever certains problèmes éthiques. Par exemple : si deux personnes de la même rue posent leur candidature, sur quel critère sera choisi le référent ?
Sur sa disponibilité, son autorité naturelle ou sur son allégeance affichée à la majorité municipale ? Le risque est alors grand de voir se créer l’équivalent d’une « milice », ce qui serait détestable. Il existe d’autres moyens de se soutenir entre voisins et qui n’ont nul besoin d’être ainsi officialisés. D’autant plus que joindre son « référent » par mail ne facilitera guère une réaction rapide.

Rythmes scolaires : tout ça pour ça ?

Six réunions d’un « groupe de travail » pour imposer, in fine, la pire des solutions (voir ci-dessous l’encadré représentant la semaine scolaire imposée par le maire) :
Activités péri-éducatives payantes, éparpillées dans la semaine, reléguées après les études (payantes) fréquentées par un tiers seulement des enfants de l’élémentaire. Une façon de limiter la fréquentation des temps d’activités périscolaires (TAP) ?

  • Fins d’activités péri-éducatives décalées entre maternelles et élémentaires : merci pour les familles !
  • Restauration scolaire du mercredi réservée aux seuls enfants fréquentant le centre de loisirs l’après-midi. En quel honneur ?
  • En bref, fin de l’école gratuite à 15 h 45 !

Aménagement du temps scolaire : aucune ambition, le bien-être des enfants totalement oublié.

Commentaires_Rythmes_BSY

La colère de nombreux parents est justifiée.
Nous la partageons et les élus de BUS voteront contre ce projet.

[BUS INFO 1 en PDF]

Traversée à haut risque à bord du TAFTA

Ecrit par Alban Mosnier sur . Publié dans Actualités, Coups de coeur / Coups de gueule

Coups_de_Coeur

Soirée-théâtre proposée par le Collectif Stop-Tafta CAPS et communes avoisinantes

Une croisière théâtrale mouvementée, ludique et instructive sur le projet de Grand Marché Transatlantique (GMT ou TAFTA). Le texte a été écrit par Christian Lefaure, Florence Lauzier, Jean-Marie Malo, militants d’ATTAC. La mise en scène a été réalisée par Fabienne Brugel de la Cie NAJE et Nathalie Levray d’ATTAC. La pièce sera suivie d’un débat.

Le temps risque d’être houleux pour cette traversée transatlantique ! Prévoyez imperméables, bouées et gilets de sauvetage en cas de tempête… Les premières classes vous proposeront des assurances à prix très compétitifs.Et si des personnes tentent par quelque manière que ce soit de menacer les intérêts de cette représentation, l’équipe du paquebot TAFTA se réservera le droit de les attaquer devant son propre tribunal arbitral ! Larguez les amarres

Date:Jeudi 25 septembre 20 h 30
Lieu: ORSAY, La Bouvêche (salle de conference)

Libre participation
Renseignements : stoptafta-caps@ouvaton.org

Affiche Théâtre (small)

Toutes et tous hors Tafta !

Ecrit par Alban Mosnier sur . Publié dans Actualités

Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »
Zone_Hors_Tafta

Texte d’appel du collectif Stop TAFTA signé par des personnalités et des représentants d’organisations de nombreux secteurs d’activés (culture, médias, social, universitaire, économie sociale et solidaire…). Il démontre que le front des opposants au projet de grand marché transatlantique s’élargit en France. Nous vous invitons à signer et faire signer à votre famille, vos amis, vos proches pour que des milliers de zones « hors TAFTA » s’installent partout en France !

Stop au traité transatlantique TAFTA

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Evènements

Création du Collectif Stop TAFTA « CAPS et communes avoisinantes

Communiqué de Presse — 02/06/2014

Le 26 mai 2014, le collectif local Stop TAFTA « Communauté d'agglomération du plateau de Saclay et des communes avoisinantes » a été créé à l’initiative d'associations, de partis politiques et de citoyens afin de se mobiliser contre la poursuite des négociations du grand marché transatlantique.
En effet, depuis l'été 2013, se sont ouvertes dans le plus grand secret des négociations entre les États-Unis et l’Union européenne en vue d’un accord sur le commerce et l’investissement. Ce projet de traité est connu sous le nom de TAFTA (Transatlantic free trade agreement) ou PTCI ou TTIP ou encore Grand Marché Transatlantique (GMT). Le TAFTA est un des nombreux accords bilatéraux en préparation suite au blocage des négociations multilatérales au sein de l'OMC.
Cet accord vise à abattre davantage encore les protections commerciales entre les USA et l'Union européenne et à défendre les intérêts des investisseurs, au besoin en passant par dessus les réglementations environnementales, sanitaires ou sociales des pays impliqués. L'accord prévoit également de renforcer les droits de propriété intellectuelle au détriment du libre accès aux connaissances et de libéraliser plus encore les marchés financiers.
Il est également prévu d'introduire une justice privée à travers les tribunaux d'arbitrage qui se substitueraient aux institutions judiciaires publiques pour le règlement des différends entre une entreprise et un État ou l'une de ses composantes, l'initiative de la saisine du tribunal d'arbitrage n'étant ouverte qu'aux entreprises. Il s'agit donc d'une attaque contre la démocratie.
La conclusion d'un tel accord aurait des conséquences dans de très nombreux domaines, toujours au profit des multinationales et au détriment des peuples et de l'environnement. S’il était adopté, cet Accord s’appliquerait non seulement aux états de l’Union européenne, mais également à toutes les composantes de ces états : les régions, les départements, les communes.
Par exemple, en visant à accroître l’accès aux marchés publics, l’Accord aboutirait à interdire à une commune de préférer des produits locaux pour les cantines scolaires si les intérêts d'une entreprise qui exporte vers la France des produits similaires sont menacés par cette politique d'achat local.
La mobilisation contre ce projet grandit dans tous les pays concernés. En France un collectif national s'est créé (https://www.collectifstoptafta.org ) et plus de 50 collectifs locaux sont déjà actifs.
Notre collectif local organisera des actions d'information des habitants et de mobilisation contre le traité. Il relaiera ces mobilisations auprès des élus nationaux et locaux, afin de les inviter à se prononcer contre le projet. Six régions françaises se sont déjà déclarées « zone hors TAFTA » ou opposées au TAFTA.
Liste des premiers membres de ce collectif: Attac Nord Essonne, Buressois unis et solidaires, Citoyens actifs et solidaires d’Orsay, Solidaires 91, Ensemble, EELV-3 Vallées 2 Plateaux, PCF section de l’Yvette, PG, et des militants à titre individuel. Nous invitons les associations, partis, syndicats et citoyens qui le désirent à rejoindre le collectif, dont l'élargissement à d'autres organisations est déjà en cours.
Contact : stoptafta-caps@ouvaton.org

Merci !

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Actualités du BUS, Evènements

MERCI aux 653 Buressois

qui nous ont exprimé leur soutien dans les urnes.
Bien entendu, nous les aurions souhaités plus nombreux encore. Mais n’oublions pas le chemin parcouru : née il y a à peine six mois, l’association Buressois Unis et Solidaires (BUS) fait désormais partie du paysage. Et durablement.

Merci à nos prédécesseurs au conseil municipal.

Ils n’ont rien lâché, leur investissement au service des Buressois n’a jamais faibli. Ils nous ont soutenus durant cette campagne. Et ils continueront à le faire. Nous savons que nous pourrons nous appuyer sur leur expérience reconnue de tous.

BUS poursuit sa route.

Notre association continuera à animer le débat citoyen, à rassembler autour des valeurs de la gauche anti-libérale et laïque, d’une conscience partagée de l’urgence de la transition écologique. Notre démarche, nos propositions restent d’actualité. Elles ont guidé notre campagne, elles guideront les actions à venir de BUS.

D’autres « stations » à venir !

BUS donnera de nouveaux rendez-vous aux Buressois qui veulent se mobiliser pour une commune plus solidaire en participant à des actions concrètes, en particulier au service de ceux qui souffrent le plus de la politique d’austérité, de ceux qui considèrent que leur voix n’est plus entendue.
Une première date à retenir : Assemblée générale de l’association BUS, ouverte à tous, jeudi 15 mai 2014 à 20 h 30 (salle du conseil à la mairie de Bures)

Voici comment nous assumerons notre mandat

À l’issue du scrutin, un constat inquiétant : l’abstentionnisme a atteint à Bures, comme partout, un niveau inédit à une élection locale. Cela nous appelle à assumer une responsabilité majeure : redonner au mot « politique » son sens le plus noble, à savoir la participation du plus grand nombre à la vie de la cité, au service de l’intérêt général. Reconstruire la confiance entre les citoyens et leurs représentants.

Devoirs

Dans ce contexte, nous serons vigilants quant aux devoirs qui engagent tous les élus : le devoir d’exemplarité, le devoir de cohérence entre les paroles et les actes, le devoir d’écoute de tous sans exclusive, le devoir de transparence des décisions prises. Nous demandons au maire des commissions investies d’une réelle marge de manoeuvre, des conseils municipaux plus fréquents.
Nous ne lâcherons rien sur la nécessité de développer l’implication des citoyens, en partageant avec eux l’information, en les associant à la réflexion et – aussi – à la prise de décision.

Prochains dossiers

Nous interviendrons dans ce sens à l’occasion de l’examen des prochains dossiers que le calendrier impose : mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, ouverture prochaine de l’enquête publique au sujet du contrat de développement territorial (projet Paris-Saclay-territoire Sud) qui concerne directement la commune de Bures.
En notre qualité d’élus, nous nous engageons, auprès de l’ensemble des Buressois, à assumer pleinement et durablement le mandat qui nous a été confié. Nous en rendrons compte régulièrement.

Francis Valenti et Florence Hulot
Élus de BUS au conseil municipal

Voisins Vigilants : première missive

Ecrit par Alain Labarthe sur . Publié dans Actualités, Coups de coeur / Coups de gueule

Coups_de_gueule Nous venons de recevoir la copie suivante d'une lettre adressée par un honnête Buressois à son Voisin Vigilant :

Cher M. Le Donneur

En tant que volontaire, vous avez été désigné pour être le référent de notre rue et de notre quartier en matière de sécurité. C’est donc à ce titre que je viens vous alerter sur certains faits et comportements suspects.

Tout d’abord, au numéro 22, chez M. et Mme L’Herbier, j’ai pu remarquer, en regardant par-dessus leur haie, qu’ils semblent cultiver la substance interdite appelée cannabis. Ou en tout cas qui y ressemble fortement. Ce qui n’est guère étonnant vu le nombre de personnes de couleur qui défilent chez eux. Certains ont même des tresses, comme les joueurs de reggae.

Au 7, les enfants de M. et Mme Dupieu, livrés à eux mêmes, font de très bruyantes fêtes tous les samedis. Certes, ils sont majeurs, mais cela n’excuse pas la nuisance sonore. Ni que leurs parents s’absentent tous les week-ends. Je les ai contactés ; ils m’ont répondu d’aller me faire f… Ce qui est inadmissible. Mais guère étonnant de la part de gens qui figuraient sur la liste « Cap à gauche », très critique envers les mesures prises par notre maire pour rassurer les Buressois.

Enfin, ce samedi, en suivant M. Bougon, mon voisin du 18, dans sa promenade en centre-ville, je l’ai vu faire un doigt d’honneur à chacune des caméras de vidéo-surveillance installées par notre maire. Je me demande si tant d’irrespect ne tombe pas sous le coup de la loi.

Cordialement, votre très dévoué voisin, Albert Cafard.