Réponses du Quizz sur le dérèglement climatique

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1.    Quelle est la cause du réchauffement climatique depuis l’ère pré-industrielle  ?

Ce sont évidemment les gaz à effet de serre. Les courbes ci-dessous sont extraites du site http://www.bloomberg.com/graphics/2015-whats-warming-the-world/ et donnent le réchauffement sur la période 1880-2005 suivant les différents facteurs considés. Elles montrent clairement l’influence des gaz à effet de serre (courbe verte foncée). La somme de tous les effets naturels (changements d’orbire de la terre, de la surface solaire et des volcans) oscille autour d’un réchauffement nul (coutbe verte claire). Si l’on prend l’ensemble de tous les effets (courbe rouge : facteurs naturels, gaz à effet de serre mais aussi la déforestation, la pollution à l’ozone et aux aérosols) on retrouve le réchauffement observé (courbe noire).

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2.    Si nous continuons sur le rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à quelle hausse de température peut-on s’attendre d’ici la fin du siècle ?

Dans le rapport du GIEC (Groupe international d’experts sur l’évolution du climat) la température moyenne globale pourrait augmenter de 4,8°C par rapport à la période 1986-2005, comme le montre la figure ci-dessous (courbe violette dite RCP8.5 selon le scénario où l’on continue sur le rythme actuel).
Comme les chiffres sont donnés par rapport aux moyennes constatées sur la période 1986-2005), il faut ajouter 0,7°C (augmentation de température entre le début de l’ère industrielle (1850) et 1986, soit une hausse de 5,5°C par rapport au début de l’ère industrielle.

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3.    Si nous continuons sur le rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, quelles sont les conséquences prévisibles d’ici à la fin du siècle :

Si les 3 premières conséquences sont vraies : les vagues de chaleur doubleront ou tripleront de fréquence ; les évènements extrêmes comme les fortes pluies dans les hautes latitudes (en Europe par exemple) deviendront plus intenses, et se produiront plus fréquemment ; les zones sèches deviendront plus sèches, avec une baisse des précipitations et une hausse des températures, les 2 dernières conséquences sont évidemment inversées : L’augmentation du niveau des mers pourrait atteindre près d’1 mètre et le manteau neigeux dans l’hémisphère nord pourrait diminuer  d’au moins 25%.

4.    A combien estime‐t‐on le nombre de déplacés climatiques par an ?

Vingt trois millions de déplacés climatiques en 2013, trois fois plus qu’à cause des conflits. 80% des
déplacés sont asiatiques. Des instituts de prospective évoquent le chiffre de 200 millions de réfugiés
climatiques par an vers 2050.

5.    Quelle est la hausse de température d’ici la fin du siècle que se sont fixés comme limite les pays du monde entier à la conférence de Copenhague en 2009 ?

En 2009, lors de la conférence mondiale de Copenhague, les pays du monde entier se sont mis d’accord pour limiter la hausse des températures sous 2°C d’ici à la fin du siècle (par rapport aux températures préindustrielles, en 1850). Au-delà de ce seuil de 2°C, les changements climatiques auront de conséquences irréversibles sur la planète. Cependant, plus d’une quarantaine de pays (parmi les plus vulnérables aux changements climatiques) estiment qu’une augmentation de 1,5°C des températures est le seuil maximal à ne pas dépasser.

6.    Pour rester en dessous des 2°C en 2100, quelle fraction de l’ensemble des ressources fossiles faut-il laisser dans le sol ?

En 2012, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a affirmé que pour respecter l’objectif de 2°C, on ne pourra exploiter qu’un tiers de l’ensemble des ressources fossiles prouvées d’ici à 2050. Autrement dit, 2/3 de ces ressources doivent rester dans le sol. Selon les estimations du GIEC, il faut laisser là où ils sont et à jamais plus de 80% des combustibles accessibles (pétrole, gaz naturel,charbon, gaz et pétrole non conventionnels).

7.    Pour rester en dessous des 2°C en 2100, de combien faudra-t-il réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 (par rapport à 2010) ?

Les scénarios qui permettent de respecter l’objectif de 2°C impliquent de ne pas dépasser des niveaux d’émissions mondiales annuelles de 30 à 50 milliards de tonnes CO2eq (équivalent CO2) en 2030.
Pour atteindre cet objectif, il faudra réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 40% à 70% en 2050 (par rapport aux niveaux de 2010), et atteindre des niveaux d’émission proches de zéro en 2100. Si nous retardons les efforts de réduction des émissions jusqu’en 2030, il sera beaucoup plus difficile de maintenir la hausse des températures à un maximum de +2°C.

Questions Bonus

8.    Parmi les gaz suivants, quels sont les gaz à effet de serre ?

Les gaz à effet de serre sont le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone, CO2) , le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) . Il faudrait également ajouter les gaz fluorés (PFC, HFC, SF6). Le diagramme ci-dessous donne le pourcentage des émissions anthropiques des différents gaz à effet de serre.

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Un français produit en moyenne 6 tonnes de CO2 par an. Un aller‐retour Toulouse‐Paris (en voiture ou en avion) produit environ 200 kg de CO2.

9.    Quel est en France le secteur le plus émetteur en gaz à effet de serre ?

Le secteur des transports est en France le plus gros émetteur de gaz à effet de serre, alors que c’est le secteur de l’énergie qui est le plus gros émetteur au niveau mondial. Les diagrammes ci-dessous reproduisent la répartition (en %) des émissions de gaz à effet de serre par secteur en France en 2012 (à gauche) et dans le monde (à droite). 

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10.    Quel est le nom de la conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015 ?

COP21 : la 21e Conférence des Parties de la Convention‐cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015, du 30 novembre au 11 décembre. Elle a pour but d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

11.    Qui a dit : « Vingt pour cent de la population mondiale consomment les ressources de telle manière qu’ils volent aux nations pauvres, et aux futures générations, ce dont elles ont besoin pour survivre » ?

C’est le pape François, dans sa lettre encyclique sur l’écologie, officiellement diffusée le 18 juin 2015. C’est le premier texte fouillé sur l’environnement publié par l’Eglise catholique, dans lequel le pape alerte sans ambiguité sur les causes humaines du changement climatique et dénonce la foi aveugle dans les solutions technologiques.